Vendredi 13 juillet : la Route des Pictes
Nous avons trouvé un itinéraire au musée Groam qui commence au musée d’Inverness, nous prenons le parcours à Beauly pour aller à Dingwall. Il s’agit d’aller voir les pierres gravées par les Pictes sur place (souvent ce ne sont que des répliques, les originales étant conservées à l’abri dans des musées. C’est un grand jeu de piste. Nous disposons d’indices plus ou moins précis, parfois le parcours est fléché, pas toujours. Il faut demander aux passants.
Eagle stone La première pierre a pour nom Eagle Stone et se trouve à 5 km de Dingwall à
Strathpeffer. Nous suivons le camion des poubelles sur une route étroite qui fait penser à un chemin creux, caché sous une tonnelle de très beaux arbres dont les ramures se touchent. On a l’impression d’être à la montagne. Nous arrivons à une station thermale charmante et désuète. De grands hôtels sont cachés dans des parcs immenses. Les maisons de pierre grise ont des pignons pointus ornés de feston de bois laqué de vert, de brun ou de rouge. Bow windows, chiens assis, véranda donnent un peu de fantaisie sur la pierre grise austère. Le style victorien rappelle les constructions de Biarritz ou de Deauville.
La pierre est bien cachée derrière une propriété. On y accède par une allée bordée par une palissade de bois gardée par une énorme chatte tricolore qui fait une démonstration d’équilibre, marchant sur l’étroit champ. Les pétroglyphes sont bien visibles : on reconnaît l’aigle, bien sûr, et le croissant avec les doubles disques. Les signes en Z sont plus difficiles à observer. Pleine de bonne volonté, je dessine sur mon carnet moleskine les motifs et recopie les légendes de l’Eagle Stone.
« Eagle Stone – 7ème siècle
A été enlevé pour marquer les tombes du clan Munro tués dans une bataille au 15ème siècle-
Brahan Seer a prophétisé au 17ème siècle que si l’Eagle stone tombe trois fois, les navires seraient capables de remonter pour être attachés à la pierre. L’Eagle stone est déjà tombé une fois. »
Tourisme thermal Nous nous promenons ensuite dans la station thermale à la recherche de la Source d’eau sulfureuse qui se trouve dans le « square » près du pavillon des soins. Une dame nous accueille en français dans le petit établissement tout carrelé appelé « The Pump ». C’est ici qu’on aurait pu goûter l’eau si, pour une raison mystérieuse, la source ne s’était tarie. Le pavillon est converti en petit musée avec des personnages en cirre grandeur nature, certains sont parlants comme à Cromarty, le médecin délivre sa consultation en public !Une vidéo raconte « La Cure de Délia et Prudence en 1912 », film plein d’humour. Sur des panneaux, dans des vitrines sont exposés toutes sortes d’objets rappelant l’Age d’Or de la cure. Les plus drôles : les manuels de savoir vivre un pour les hommes, un pour la femme. Des ordonnances…
Sur la place de l’autre côté de la route, une petite gloriette sert d’échoppe au loueur de vélos des vélos noirs très classe sont proposés ainsi qu’un grand Bi.