Forteresse imprenable juchée sur son volcan de basalte, elle occupe une vaste superficie sur des terrasses en étage. Les pavés rendent la marche pénible à dominique. Un audio guide en français raconte avec force détails les guerres qui se sont livrées ici. Pendant au moins deux siècles, l’histoire de l’Ecosse et celle de l’Angleterre, intimement liées, ont subi des luttes de successions compliquées combinées avec des guerres de religion. J’ai mal préparé ce voyage, je me trouve perdue dans les Jacobites, les Hanovriens, les Catholiques, les Presbytériens, les Anglicans, les Ecossais et les Anglais. Certains personnages se détachent : Mary Stuart, Bonnie prince Charles, mais aussi Cromwell…. L’autre thème récurrent est purement militaire et ne me passionne pas.
Lassées des explications très fouillées, nous profitons du site : de la vue étendue sur Edimbourg sous le soleil, des massifs de fleurs très simples. La vieille chapelle de la Reine Marguerite, minuscule, est la plus touchante. Les restaurations 19ème d’un Viollet Leduc écossais sont un peu « trop » bien faites.
A 13 heures nous ne manquons pas le coup de canon tiré chaque jour et nous offrons u n déjeuner à la cafétéria : sandwich au thon pour Dominique et un somptueux cake pour moi avec plus de raisins secs et de cerises confites que de pâte et tout ce qu’il faut de gingembre et d’épices. Cette visite nous a physiquement éprouvées après la courte nuit. Nous n’aspirons plus qu’à nous asseoir à nouveau sur l’impériale d’un bus touristique (nous avons bien fait de payer le Pass !). Dans l’autobus rouge on prend en montant des écouteurs et on choisi la langue pour les commentaires. J’aime bien réviser mes connaissances fraîchement acquises et cela ne m’ennuie pas du tout d’entendre une nouvelle version des anecdotes.