Nous continuons la visite de Funchal et retournons à la cathédrale. L’aspirateur trône dans le chœur. Quatre personnes sont occupées au ménage et aux décorations florales. Une demi douzaine de vieilles femmes et même des hommes jeunes sont en prière. Difficile de se déplacer sans les déranger. De toute façon, seul le plafond à caisson retient notre attention.
Musée Christophe Colomb Le Musée Christophe Colomb se trouve au sous-sol d’une boutique de vin de Madère. On l’ouvre spécialement pour nous. Dans des vitrines vieillottes en bois abritent des gravures anciennes retraçant les évènements de la vie de Colomb, des images d’Epinal, des Bandes Dessinées. Cela me parle, je suis en train de lire « Voyage avec Colomb » d’Edwy Plenel. Un recueil d’articles du Monde à la suite des commémorations de la découverte de l’Amérique. Je retrouve les épisodes du livre C’est amusant. Seule pièce rare : un psaltérium retraçant les aventures de Christophe Colomb (écrit par son fils) en cinq langues dont l’hébreu. Etrange livre multi langues. Dans une autre salle, des gravures représentant Funchal ainsi que des livres de relation de voyageurs.
Musée d'Art SacréMusée d’art sacré : curieux encensoirs, navettes en forme de caravelles pour rappeler les
Grandes Découvertes vraiment très présentes dans les églises portugaises, des sculptures sur bois, parfois émouvantes, parfois très laides. Deux étages de peintures : peintures flamandes d’assez bonne facture décrivant le commerce du sucre. Madère était riche et fournissait toute l’Europe du Nord en sucre. L’école portugaise est très caractéristique :
teintes sombres, visages aux traits grossiers, ambiance tragique.
Monte : Jardin Tropical, installé sur une pente très raide et peu ensoleillée. C’est étonnant comme les paysagistes ont pu construire un parc dans un endroit aussi escarpé sans avoir recours aux terrasses traditionnelles. Des fougères arborescentes sont mêlées à de vieux arbres de la forêt de Madère : grands chênes, pins immenses, mais surtout les essences que nous avons rencontrées lors de nos promenades : lauracées aux feuilles épaisses et foncées, vernissées, lancéolées. Des étiquettes en Portugais, latin, anglais. Je ne vois pas les différences entre les différentes espèces. Beaucoup de camélias, de rhododendrons et d’azalées fleuris. Des cycadales très curieuses.
Malheureusement, des artefacts parasitent l’ensemble du jardin : pagodes et ponts japonais peints en rouge agressif ; des bassins de ciment…La collection d’
Azulejos, le long des rampes fait plus couleur locale. Nous en avons vus de plus beaux au Portugal. Ceux-ci sont mal intégrés à la maçonnerie, plaqués artificiellement. Cette série de panneaux en céramique retrace l’histoire du Portugal du 13ème siècle à nos jours, aurait été une bonne idée si le graphisme avait été moins laid. Ce jardin est celui qui nous plait le moins de ceux que nous avons vus. Peut être sommes nous devenues vraiment difficiles ? Ou le temps frais d’aujourd’hui s’accorde mal avec ce jardin tropical tout en fraîcheur avec ses cascades et ses recoins moussus.
Je monte les marches qui conduisent à l’
église, belle façade blanche avec parements de lave noire, l’intérieur est quelconque.
Nous avons déposé les clés de la Corsa à la réception, les vacances touchent à leur fin. Pour terminer en beauté, nous nous installons à la terrasse d’un kiosque devant la marina. Deux beaux bateaux blancs sont à quai.