A
Santo da Serra, il fait gris mais à la Pointe Est, au
Pico [/b[b]]Facho, les nuages se déchirent.
un sentier mal balisé Je suis un sentier seule au flanc de la colline. Première tentative, je remonte à cause de deux chiens menaçants. Le sentier n’est pas bien tracé, j’hésite. Deux Anglais, dans un 4X4 me persuadent de reprendre la balade qu’ils ont faites plusieurs fois : le sentier passe nettement au dessus des chiens. Le monsieur m’accompagne pour me montrer le trajet. Au début je suis une traversée en pente douce dans les herbes hautes. Arrivée sur une arête, cela se gâte. Sur le topo, il est indiqué en gras « bien suivre les balises orange »Je ne les trouve pas. Le topo décrit aussi des épingles à cheveux alors que le chemin est tout droit. Me suis-je trompée ? Je retourne sur mes pas, toujours pas de points orange. Sans autre alternative, je continue dans les herbes hautes, orties et ronces bien européennes qui laissent la place à une végétation méditerranéenne : buissons coriaces fleuris de bleu Vipérine élégante, ficoïde cristalline (
Mesembryanthemium crystallinum) petites plantes grasses orange, figuiers de barbarie.
Le sentier se perd dans les buissons quand je retrouve des marques orange peintes de place en place, ce qui me rassure. Je suis au bord de la falaise, le chemin est barré par des buissons de vipérines et par les raquettes épineuses. Je panique. Encore une fois il me faut retrouver le sentier et revenir en arrière aux dernières marques. Je découvre Caniçal et le petit pont. Malheureusement, le site est défiguré par un chantier. Cette randonnée sera la dernière. Je n’aurais peut être plus eu confiance dans le livre.
CaniçalDominique m’attend sur le port de Caniçal, ancien port baleinier. Il y a beaucoup de gros bateaux, des thoniers, en cale sèche. Ce port me paraît actif mais peu photogénique.
Sao LourençoNous voulions retourner à Sao Lourenço. D’un miradouro particulièrement placé, nous dominons la falaise bariolée des rochers hippocampes. Nous sommes confortablement installées à une table et des bancs dans un creux pour manger notre poulet aplati bien épicé. Le soleil cogne. La mer est agitée. On voit bien la pointe et des randonneurs en file indienne.
vieille ville de FunchalFunchal : à l’est du Marché, nous visitons la vieille ville avec ses petites rues étroites pavées de galets, ses petits restaurants et leurs tables en terrasse. Sur une placette, une petite église très curieuse, blanche et sobre à l’extérieur. A l’intérieur, surprise : au dessus du chœur, toute une série de tableaux avec des instruments de musique autour d’une partition de grégorien « Allelouia ! » ainsi que d’autres scènes plus difficilement interprétables. Au centre de la nef, un lustre de verre à pendeloque presque le même que celui de notre chambre. Cela ressemble plus à un décor de théâtre qu’à une église.
Visite éclair au
Fort Tiago que des ouvriers sont en train de restaurer et de repeindre de jaune d’or. Ils transportent sur leur épaule des seaux remplis de pierre. Je parcours au pas de course le petit musée d’art contemporain tandis que Dominique m’attend. Pourtant les tableaux me plaisent bien. Ils ont pour thème Funchal. La promenade se termine à la terrasse d’un restaurant luxueux Dominique commande un verre de madère et mois un jus d’orange « natural ». Nous écrivons nos dernières cartes postales sous le soleil.
Dans notre quartier, il y a encore des musées que nous n’avons pas vus. Mais il est trop tard, tout est fermé !