Arriverons nous à temps?
Le ciel prend des teintes citron vers l’est quand nous nous enfonçons dans les conifères. Il fait froid : 4°. La route du Pico est blanche de givre. Dans le dernier virage je l’aperçois : la grosse boule sort d’un matelas de nuages blancs. Nous sommes au sommet pour ce rendez vous. C’est un spectacle inoubliable !
Descente dans le brouillard infernal
Bonnet sur la tête, polaire en dessous du K-way, je reprends le sentier pavé qui descend du pic. Je me suis fixée un but 45 minutes plus bas. Le vent souffle moins que la semaine dernière. Je peux admirer le versant nord très profond, très vert. Rapidement, les nuages remontent et je me retrouve dans le brouillard. De plus, il y a du verglas. Je renonce au même endroit que la dernière fois. Je regrette un peu. A quoi bon descendre dans le nuage ? Il faudra aussi remonter. Je compte les marches, l’équivalent de quinze ou seize étages. Je n’ai pas froid !
Vers la mer, cela se dégage. Nous découvrons le paysage, des moutons traversent la route. L’herbe est vert vif, très douce sous nos pieds, un vrai tapis. Les ajoncs sont e fleurs. La mer brille. Toujours ce contraste entre le sud ensoleillé et le nord sous les nuages !