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 Madère 2001 : randonnées, fleurs e...
Portugal Madère 2001 :  randonnées, fleurs et  Carnaval! Dans ce carnet :
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Crée le 26/09/07
Dernière modification le 26/09/07

Deux semaines en février, un studio à Funchal et une quinzaines de randonnées faciles en liberté

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 Pointe Ouest - Portugal

Beau temps mais brumeux.

A huit heures, il faut déjà alimenter le parcmètre.

Nous achetons au marché des sardines et du sabre. Pour les photos, c’est trop tôt, les étals ne sont pas encore installés au rez de chaussée. A l’étage, nous faisons provision de fruits exotiques. On nous fait goûter des fruits de la passion, le fruit bizarre du philodendron, des mangues, tous présentés comme des spécialités locales. Si on regarde les cartons, tout vient du Brésil sauf les anones et les oranges. Il n’empêche que tout est bien tentant.

     Pour gagner l’ouest de Madère, nous prenons la voie rapide sur 15 km jusqu’à Ribeira Brava – trajet connu- nous laissons la voie côtière pour suivre un circuit dans l’intérieur permettant de découvrir les villages.

     Premier arrêt dans les bananeraies, un groupe de faucons chasse tout près de nous. L’un d’eux se pose sur un toit à quelques mètres et nous avons le plaisir de les observer, les écouter. Ils sont très bruyants, cela me surprend, je les croyais discrets. Le circuit du guide nous propose une sorte de jeu de piste ou de course d’orientation, seuls indices : les kilomètres au compteurs. 8 km après Ribeira Brava, nous devons trouver un ancien manoir à Lombada da Ponta do sol,un solar, c’est une grande bâtisse rose au sommet d’une butte transformé en collège. Des filles très effrontées  ne se poussent pas pour nous laisser  garer la voiture. Jeans serrés, baskets à semelle épaisse, téléphones portables. Elles pourraient être nos élèves. Je n’aimerais pas enseigner ici : une classe est ouverte à nos regards,une petite salle  encombrée de matériel vétuste.

     Le village est très fleuri. Partout où il est possible de construire, il y a des maisons. Madère est finalement très urbanisée. Les bananeraies sont minuscules, parsemées de maisons. Près de chaque habitation deux ou trois orangers ou des anones reconnaissables à leurs feuilles arrondies.

      Dans le village suivant, Canhas, l’attraction est un chemin de croix. Nous nous garons à l’église. Traversons un cimetièredont les allées sont bordées de buis taillé. Les tombes sont extrêmement  décorées avec beaucoup de fleurs artificielles, ce qui est étonnant dans cette île fleurie en toutes saisons. Sur les croix, d’étranges boîtes de verre avec des photos, des cierges, des guirlandes. Complètement baroque. Je n’ose pas photographier. Eglise sans intérêt sur une placette pavée de galets formant des motifs décoratifs. Le chemin de croix vanté par le guide touristique, est décevant, des croix de ciment sur le bord de la route. Il fallait vraiment trouver quelque chose pour attirer le touriste !

    On nous promet des églises intéressantes à Loreto et à Arco de la Calheta. Nous les apercevons de la route, mais dépitées par  le chemin de croix, nous ne faisons pas le détour. En plus des bananes, on cultive maintenant sur des terrasses, la canne à sucre et la vigne, en plus des pommes de terre et des choux dans les jardins. Les paysans sont occupés à butter les pommes de terre avec des fourches bêches et des houes. Très souvent, nous croisons des habitants, une serpette ou une faucille à la main. Nous voyons aussi les cantonniers désherber le bord de la route ou repiquer des fleurs dans chaque courbe. Les routes sont entretenues comme des parcs. Après le désherbage, ils balaient soigneusement la terre sur la route.

     Nous pique-niquons sur une aire aménagée dans un virage : deux tables et de jolis massifs de bégonias, coléus et iris bleus fleuris. Inconvénients, nous sommes à l’ombre et la circulation est gênante.

     A la sortie de la forêt, un belvédère dominant une vallée échancrée aurait été un meilleur emplacement pour le déjeuner, nous nous y posons le temps de manger le dessert et d’écrire nos cartes postales que nous posterons au bureau de poste le plus à l’ouest de l’île : le dernier avant l’Amérique ! La postière est très gentille mais elle n’a plus de timbres, elle nous promet que les cartes partiront demain. Arriveront elles ?

      Vers 15H nous touchons l’extrême ouest : le phare de Ponta do Pargo. Le paysage s’est transformé, le relief atténué, les sommets et les pics sont dans le lointain. Les terrasses et les bananiers ont disparu. Autour du phare : de l’herber verte, très verte, des ajoncs. Sur les croupes molles, des vaches et des veaux. Plus de maisons non plus ! On se croirait en Bretagne ou en Irlande. Les falaises sont impressionnantes. Les vagues se brisent loin au dessous de nous. Le spectacle de l’écume qui se mélange au vert émeraude dans des nuances turquoise changeantes, nous fascine.


    Nous rentrons par la route de la Côte avec ses nombreux tunnels. Pour l’atteindre, 8 km de lacets et épingles à cheveux, pour un dénivelé de 600 m. Un petit café est très bien situé : le « café du précipice », dans un virage : une jolie terrasse avec quelques tables vertes. Je bois enfin un bon café de bistrot. Dominique est moins chanceuse, elle a commandé du lait, on lui apporte chaud.

     Au niveau de la mer, à Jardim do Mar, (pas de jardin) on s’assied à nouveau pour contempler les vagues, arrêt au supermarché de Calheta.

     Le soleil est une grosse boule jaune pâle dans les brumes de chaleur. Le verrons nous se coucher ? Dernier arrêt à Camara da Lobos, petit port abrité entre deux jetées de basalte.
Pas de coucher de soleil, la brume a englouti le ballon encore jaune.
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