Orly, 16H : embarquement sans encombre. La pluie a cessé, du hublot, je reconnais le carrefour Pompadour et nos tennis, puis nuages. Une rivière avec de nombreux affluents : la Maine ? La Sarthe ? Puis on voit la mer et des îles Noirmoutier ou Ré ? Sur l’autre bord de l’avion, on devine le coucher de soleil somptueux, pourpre violet, or…
Transit à Lisbonne, 1H3O, cela passe très vite. Les Portugais sont bien habillés, les femmes en bottes à talon, tailleurs et vestes de cuir. Un orchestre et leurs instruments attendent avec nous l’avion de Funchal. Vol de nuit entre Lisbonne et Funchal, on ne voit rien, le dîner fait passer le temps.
Le taxi nous attend. L’autoroute passe sous nombreux tunnels souvent en courbe. Nous traversons le centre-ville éclairé.
Notre chambre est au troisième étage rideaux, lits et chaises sont assortis aux couleurs portugaises : larges bandes rouge sombre et vertes avec de plus fines oranges et vertes perpendiculaires, écossais discret. Sur les murs blancs, deux photos anciennes. Les meubles rustiques sont en bois sombre. La petite table est curieuse avec son plateau octogonal reposant sur une colonne de bois tourné, sorte de balustre. La table de nuit revêtue de marbre porte une lampe de cuivre. Luxe surprenant : un lustre en cristal porte trois ampoules-bougies et de nombreuses pendeloques. Nous poussons les persiennes et découvrons un étroit balcon qui donne sur le port et la montagne toute illuminée. Il fait bon. A minuit et demie, nous avons déjà tout déballé et rangé. Nous voilà installées !