Le
Trastevere qui est
"de l'autre côté" du Tibre est connu pour son pittoresque et son charme. Sa réputation n'est pas usurpée même si le quartier après avoir été populaire, occupé jadis par une population de syriens et de juifs, est devenu semble-t-il de nos jours le quartier "branché" et touristique de Rome.
En fait, il semble qu'il y ait une frontière délimitée par la large Viale Trastevere entre la partie ouest en direction du Vatican plus touristique et la partie est, du côté de l'île Tiberina, plus préservée.
Cest là que nous logions, à
l'hôtel Antico Borgho di Trastevere, vicolo del Buco, maison du XVIII ème siècle cachée dans les petites rues tortueuses du Vieux Trastevere. Tout est minuscule dans cet hôtel pelotonné sur une placette à l'ombre d'une église à laquelle il est adossé, à commencer par la façade ocre jaune où grimpent des rosiers, par les chambres où l'on vous sert le matin (en l'absence d'une salle ) votre petit déjeuner au lit, sur un plateau...et oui!. C'est ce qui fait son charme ainsi, bien sûr, que sa situation dans ce beau quartier.
Pour découvrir le Trastevere, il faut flâner, le nez en l'air dans ses rues aux pavés inégaux, bordées de hautes maisons aux crépis rouges, jaunes ou verts. Le linge qui pend aux fenêtres, les plantes que les habitants disposent à même la rue, devant leur porte, l'abondance de petites églises, de palais, les fontaines, les places avec leurs cafés, leurs restaurants, tout contribue à faire du quartier un lieu agréable et typique. Il est dominé par la colline du Janicule qui, avec ses parcs, ses monuments, est lui aussi une promenade plaisante.
Nous avons aperçu au cours de notre flânerie mais sans avoir le temps d'y entrer, la belle
Villa Farnesina construite pour le banquier Agostino Chigi en 1508 par l'architecte Baldassare Peruzzi.. Elle est décorée de fresques de Raphaël et du Sodome que j'aurais bien aimé voir mais il est vrai que l'on ne peut tout visiter quand il y a tant de richesses.
Tout près, se trouve
la maison de la Fornarina, la fille du boulanger, la belle maîtresse de Raphaël qu'il a immortalisée sous les traits de la Vierge ou de Sainte Marie Madeleine.