Le titre, à lui seul, eût été suffisant pour me faire courrir au Palais de Chaillot. Et oui! le vieux Musée de l'Homme existe encore.
Titouan Lamazou est un grand carnettiste, grand voyageur, dessinateur, photographe, peintre... Autre très bonne raison de me précipiter au Trocadéro.
Et sur place : une très belle installation.
Quelle belle idée que ces cartes où les prénoms des femmes remplacent noms de pays, villes ou mers. Toutes ces femmes si différentes, si belles, si vivantes. Femmes nommées, prénommées, dans leur décor familier ou mises en scène.
Rencontres extraordinaires.
Quelle confiance, quelle persuasion T Lamazou a-t-il pu déployer pour obtenir de telles représentations auprès de femmes africaines qui refusent le cliché au touriste trop indiscret.
visages dessinés, visages peints, collages de photos, de gouaches, gouache recouvrant une partie de photo... d'énormes cadres, posés horizontalement, contiennent pèle mèle ces portraits. Mise en scène spectaculaire, désordre contenu. Un cadre est il consacré à une femme ? à une région? vis à vis d'énormes photos en couleur aux bords découpés se font face. la géographie dérange. Sommes nous toujours en Afrique? Au Brésil? toujours cette géographie des prénoms.
Et moi, modeste carnettiste, je pioche des idées géniales de mise en scène des photos. la gouache m'a séduite, envie d'acheter au moins un tube de blanc. Avec la photo numérique, l'image en soi se dévalue, c'est la mise en scène qui la met en valeur. Ne pas hésiter à découper, à barbouiller. sortir du cadre. Faire un cadre.
De magnifiques livres sont en vente, j'aurais bien tout acheté. Je me suis contentée du catalogue édité par Gallimard 39€.