vendredi 2 novembre 2007 : Camaret
Après un début de matinée très nuageux le soleil a fait son apparition quand je me suis lancée sur le GR à la plage de Kersiguenou. Il commence dans la dune puis s’élève dans la lande rase. Je retrouve Dominique un peu plus loin à Kerloc’h surplombant une petite plage. Il fait maintenant très beau. Sur le sentier côtier très large et très bien entretenu des jeunes courent. Je chemine maintenant sur de hautes falaises de schiste. Comme elles ne sont pas stables on a interdit les sentiers proches du bord et on ne voit pas le vide. De temps en temps je m’approche et découvre une jolie plage fossile avec des ripple-marks.
Nous pique-niquons au dessus de la plage de Veryac’h. Il fait très bon, pas un souffle de vent, nous sommes très bien. J’ai envie de rester après le déjeuner à lire le Monde mais je repars à 14h pour la Pointe de Pen Hir. Au centre de la pointe, un grand parking, au bout une immense Croix de Lorraine et beaucoup de monde, vraiment beaucoup. Cela nous gâche le plaisir. Pourtant le site est magnifique, découpé dans un grès très clair et brillant qui se clive en doigts verticaux. Trois îlets les Tas de Pois sont alignés à la suite de la Pointe. Au nord ouest se découpe au loin le Rocher du Lion. Mais le site est trop fréquenté, la végétation est piétinée, trop de poussière, trop de monde, pas aimable. Les randonneurs ont l’habitude de se saluer « bonjour ! », cela suffit. Les promeneurs du dimanche s’ignorent. J’arrive à un blockhaus transformé en musée. C’en est trop. Je remonte en voiture.
Les alignements mégalithiques seraient impressionnants si l’urbanisation ne les avait pas gagnés. Une autre attraction : le manoir de Saint-Pol Roux dont il ne reste plus que quatre tours cylindriques. Si le propriétaire n’avait pas été un poète célèbre personne n’aurait remarqué cette ruine de béton !
Nous terminons notre tour de Camaret au port, tout à fait charmant bordé de façades colorées des restaurants et des pubs irlandais.