Quel joli village au centre du Cap Sizun, sur la route de Douarnenez à Audierne !
Sous un brillant soleil, il est tout à son avantage. Maisons de granite du 16ème et 17ème, pavés irréguliers, nous marchons dans les rues tranquilles, arrivons sur la place de la collégiale.
Le porche est surmonté de curieux triangles aux entrelacs élégants. A l’entrée, un bouton de sonnette : sur l’étiquette nous lisons avec étonnement : « Dieu ». Par cette matinée ensoleillée les vitraux projettent des taches colorées sur la pierre claire. Certains sont modernes et très réussis. Comme souvent les plafonds de bois peints sont beaux. De nombreuses statues de bois peints, un retable baroque. Dans une vitrine, une curieuse Cène aux personnages de bois sculpté peints en doré. Les étendards brodés des Pardons sont exposés. Cela manque un peu d’explications. A l’office de tourisme on nous donne un plan de la ville avec un circuit. C’est là que nous aurions dû commencer la visite !
Je découvre donc les rues Chères, pavés et escaliers, qui descendent à la rivière, le Goyen au pied de la ville. C’est d’ailleurs son passage qui a donné son nom à la ville : le Pont du Croisement. Un port actif alors était installé dans l’estuaire. De très belles maisons datant du 18ème sont construites sur une belle promenade qui longe la rivière au pied des remparts. Sur les murs s’accrochent toutes sortes de plantes fleuries. Les feuillages automnaux flamboient. Sur le pont : un moulin à marée. Nous passons le pont pour aller voir les ruelles et les vieilles maisons de Keridueff, découvrons un lavoir caché. Une promenade longe le Goyen jusqu’à Audierne. 12 km aller et retour, dommage qu’on n’ait pas le temps. On se pose sur un banc pour l‘apéro (délicieuses petites crêperolles dentelle fourrées au fromage) et nous reprenons la voiture pour chercher un coin pique nique devant l’Atlantique.