lundi 29 octobre 2007 : Crozon, Pointe de la Chèvre
Morgat est une jolie station balnéaire jouxtant la ville de Crozon. Une plage de sable fin, un front de mer très coloré où les propriétaires d’une crêperie n’ont pas hésité à peindre la façade en jaune acide bordé de vert tandis que les voisins avaient crépi la leur en bleu vif d’un côté et rose de l’autre. Plus haut sur les pentes, de grosses villas cossues sont entourées de beaux jardins. J’entre dans deux galeries, l’une présentant des aquarelles tout à fait intéressantes et l’autre des montages de photos de marine moins originaux.
Dans le Topoguide, nous avons choisi la randonnée n°12 au Cap de la Chèvre. Je pars de Kerdreux qui est un hameau charmant de très petites maisons basses très fleuries (et très rénovées). Sous le brillant soleil, je fais des photos. Avant de rejoindre le littoral, ne marche dans un chemin creux très vert que j’abandonne dès que je trouve le sentier côtier qui est tracé dans les bruyères en corniche au dessus de hautes falaises. Le vent souffle si fort que je mets mon bonnet écossais tricoté à Dunvegan et mes gants. L’Atlantique est bleu profond rayé de nombreuses crêtes blanches. Le paysage est austère, les bruyères sont roussies, les falaises impressionnantes. Je marche avec peine contre le vent. Dominique devait m’attendre au parking du sémaphore, je la découvre à contre jour en haut d’une pente.
Nous décidons de pique niquer un peu plus loin après le joli village de Rostudel au dessus de l’Anse Saint Nicolas. Nous avons déjà fait l’expérience dans les îles de la différence entre la côte sauvage ou au vent et la côte abritée. Cette différence est spectaculaire : ce matin j’ai lutté contre le vent mugissant, l’océan était agité de grosses vagues. Sur la côte Est donnant sur la Baie de Douarnenez l’eau est turquoise, limpide, lisse, nous sommes assises à l’abri du vent, en plein soleil. Des pins tordus de détachent sur le ciel bleu, la lande est encore fleurie. Je continue donc le tour du cap sur le sentier côtier entre les pins. Cela sent bon la résine ! Il faut quand même se méfier, les aiguilles peuvent être traîtres. C’est une promenade délicieuse, gaie et colorée. Dominique vient à ma rencontre. Je suis ravie qu’elle puisse ainsi goûter à la plus belle promenade depuis le début des vacances.