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 Le Nouveau Monde de Toronto à Quebe...
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Crée le 17/11/07
Dernière modification le 17/11/07

Notre premier voyage outre-Atlantique : un échange d'appartement à Toronto et errance de Gîte du Passant en auto  à travers le québec

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 Canoë à la réserve Papineau Labelle - Canada

Nous retournons dans la Réserve Papineau-Labelle. Je fais quelques essais de conduite sur piste, pas très concluants, la voiture peine. Il faut prendre de l’élan. En haut de la côte la descente est raide. J’ai tendance à trop freiner. Conduite peu économique.

    Nous avons maintenant notre méthode pour trouver les castors : regarder les arbres morts, puis chercher la hutte. Mais nous restons bredouilles. En revanche, une biche rousse se montre sur la route. Nous avons le temps de l’admirer. Elle broute des feuilles sans se presser. Elle est fine, presque maigre beaucoup plus gracieuse que les cerfs mangeurs de carottes du parc Oméga.

Canoë

    Location 17.40$ pour l’après midi. Nous embarquons avec notre pique nique et une certaine appréhension. Le ciel est très couvert. D, à l’arrière, en plus de pagayer, rectifie la direction en faisant dérive. A l’avant, je suis ses instructions. Je m’applique beaucoup mais j’ai peur de ne pas être efficace. Nous finissons par nous organiser.

    Le Lac des Sept Frères est long de 7 km avec une longue île qui fait presque une presqu’île. Il est situé en pleine forêt et ses abords sont rocheux, des dalles presque verticales de quartzite rouge et d’amphibolites vertes surmontées de thuyas magnifiques dont les troncs ont des formes torturées, accrochés souvent par des racines apparentes toutes tordues à même la roche. Quelques criques sableuses permettent d’accoster. L’eau est noire, très propre, curieusement tiède. Nous ramons déjà depuis une heure et demie et avons envie de déjeuner dans l’île mais la rive est inhospitalière. Nous abordons en douceur sur une petite plage. De confortables rochers polis nous servent de sièges. Nous observons les alevins et les minuscules poissons attirés par notre poulet. Je vois onduler une sangsue.

    Nous repartons confiantes, l’embarcation avance facilement presque sans effort. Un Huart à collier plonge sur notre droite et réapparaît à gauche. Je suis ravie de reconnaître ce magnifique oiseau au bec pointu, tête noire, collier blanc et dos à carreaux noirs et blancs. Courte averse. Finalement le temps s’éclaircit, les couleurs vives apparaissent, l’eau est bleue. Le déversoir du lac nous apparaît comme propice aux castors. Nous ne voyons ni barrage ni hutte mais Dominique réalise avec dextérité des manœuvres de navigation. Nous sommes de plus en plus confiantes dans le canot. Avec l’arrivée du soleil, nous ne sommes plus pressées de rentrer. Dernière escale sur une jolie plage de sable. La végétation aquatique me fascine : des rubans ondoient de très fines tiges portant à leur apex de très petites fleurs blanches hérissent la surface, des nymphéas à feuilles rondes ou oblongues, des fleurs bleues sur de grasses feuilles (genre jacinthe).

    Retour à 16heures impeccable. Nous tentons le portage vers le second lac : le lac Joinville. Le site d’embarcation est plus problématique : très étroit, rocailleux et encombré par une grosse barque. Je m’accroche à la barque pour ne pas chavirer. En plus nous portons l’appareil photo ! Notre embarcation penche dramatiquement. Nous nous organisons. Priorité à l’appareil photo et aux jumelles. Dès que nous nous approchons du bord, je mets le sac à dos bien au sec, je me retourne et voilà que Dominique est au milieu de l’eau et le canot plein de flotte ! Cela précipite notre retour et met fin à la traque aux castors. Nous emportons de belles images d’animaux : la biche et son faon à la queue bien fournie toute blanche, le héron debout sur un rocher au jabot spectaculaire.
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