Après Ottawa, nous arrivons au Québec. Les panneaux sont en français. Les villages semblent moins soignés et moins prospères que dans l’Ontario. Les belles villas sur leur pelouse immense laisse la place à des fermes ou à des maisons plus simples. Des panneaux publicitaires fleurissent. Quand on quitte la vallée plate et humide le paysage devient plus vallonné et plus pittoresque. Après saint André nous sommes dans un paysage plus sauvage et nous quittons la route pour un chemin de terre (large comme une route à trois voies).
Un très beau Gîte : le Moulin de Vinoy Nous découvrons une belle maison de bois, blanche avec un balcon sur deux côtés (banc et hamac). Le gîte est entouré de fleurs. Au fond de la cour, les écuries, des chevaux, des biquettes, un bouc, des chiens …L’éblouissement est total à l’intérieur : notre chambre est peinte de vert, murs et plafond avec une peinture marbrée. Au mur, des plâtres représentant des amours. Un masque antique. Une branche de lierre a été peinte sur le mur entourant gracieusement la porte et la statuette. Sur la commode, un miroir ovale et une poupée ancienne est adossée. Une robe de poupée blanche à volants et dentelles paraît négligemment suspendue. Rideaux et couvre-lit assorti piquetés de fleurettes sur un fond bordeaux. Des oreillers brodés. Tout est raffiné. On découvre ensuite les détails : le rideau n’est pas bêtement suspendu à une tringle. Il est retenu par des rubans roses à une branche qui a conservé écorce et rameaux, elle-même déposée sur une fourche brute. La salle de bain est décorée avec autant de goût. La baignoire est posée de travers, cachée par un volant de tissus assorti au rideau qui cache la porte de la cabine de douche. Dans un coin, un rocking chair. Au dessus du lavabo, une collection de flacons anciens et de vieux ustensiles de toilette. Les murs sont lambrissés de frisette jusqu’à mi-hauteur, au dessus un discret papier peint vert avec une frise de fleurs.
Dans chaque pièce de la maison nous retrouvons les poupées anciennes et les objets désuets. Un détail en trompe-l’œil attire mon attention : une souricière peinte au bas de notre porte avec sa souris.