L’escarpement du Niagara et la
route 401 n’ont plus de secrets pour nous ! Nous arrivons à 11h au parc habillées « chaudement » pour affronter les moustiques : jeans, casquettes, grosses chaussures et Muskol. Nous nous promenons sur une piste de ski de fond et nous sommes vraiment les seules. Nous traversons un marécage sur un chemin de planches, un bois, puis un terrain plus découvert et fleuri. Des fleurs roses à inflorescence verticales, des marguerites à cœur brun et à pétales jaunes et d’autre fleurs jaunes et bleues inconnues. Tant qu’on est au soleil, on profite de la nature luxuriante. Dès qu’on se trouve en sous bois les moustiques attaquent et gâchent un peu notre plaisir. Notre équipement s’est amélioré et nous sommes peu piquées.
15heures :
présentation des rapaces. Deux filles – vétérinaires ?- nous présentent leurs protégés. C’est un hôpital pour oiseaux accidentés. 60% viennent de l’aéroport de Toronto. Les autres d’accidents de la route. Les oiseaux sont remis en liberté sauf s’ils sont trop handicapés pour se débrouiller seuls. Les oiseaux qu’on nous présente sont apprivoisés. Ils ne seront jamais relâchés. Souvent, ce sont des oiseaux qui on subi l’empreinte de l’homme. Des gens inconscients les ont pris oisillons au nid pour les apprivoiser et s’en sont débarrassés ensuite parce qu’un rapace est difficile à nourrir et qu’il fait très mal lorsque il plante ses serres même s’il est apprivoisé. Nous voyons donc une buse avec son vol lent et lourd et un très joli faucon. Les faucons canadiens ont des couleurs plus vives que les faucons européens. Leurs ailes sont bleutées. C’est un tout petit oiseau (100g) seulement extrêmement rapide. La buse chasse des proies au sol. Le faucon, en vol. en plus de sa rapidité, il n’est pas ébloui par le soleil. Un hibou se laisse transporter sur le gant de sa présentatrice. Il est impreigné par l’homme et présente un comportement perturbé et aucun signe de vouloir se reproduire. On ne sait même pas si c’est un mâle ou une femelle. En principe, les femelles sont plus grosses mais il peut exister de gros mâles. Enfin, on nous montre une petite chouette née au centre. Comme elle craint le soleil et la chaleur, la fille la vaporise avec de l’eau. N ous sommes ravies d l’expédition. Ce n’est pas un spectacle comme à la volerie des aigles mais c’est plus instructif et plus sympa en fin de compte.