Village Iroquois Le village iroquois est entouré d’une haute palissade de minces poteaux de bois de « cèdre »(thuya). Ce village a été occupé au cours du 15ème siècle et reconstitué d’après des fouilles archéologiques. Toutes les constructions sont à base de pieux et d’écorces. Ces Indiens étaient agriculteurs. Dans le jardin de plantes médicinales, le tabac était la seule plante cultivée par les hommes, nous voyons aussi de la sauge et d’autres plantes.
La Légende des Trois Sœurs la Légende des trois Soeurs est illustrée dans le jardin des plantes vivrières : le maïs, la courge et le haricots étaient cultivés ensemble en s’entraidant : le maïs garde l’eau de pluie dans les gaines foliaires, la courge couvre le sol et le maintient frais. Quant au haricot tout fin et tout faible, il a besoin des autres pour pousser et du maïs pour grimper. Les Indiens semaient les trois sœurs ensemble et ne faisaient pas de carrés de légumes comme nous.
Nous pénétrons dans la
Longue Maison, haut bâtiment d’au moins 5 m de haut. Ses murs sont faits d’écorces épaisses. L’entrée et la sortie sont doubles (1m sépare les deux épaisseurs). Au milieu, on faisait du feu. La Maison devait être très enfumée, ce qui était excellent contre les moustiques mais très mauvais pour la santé des femmes qui mourraient vers 55 d’emphysème tandis que les hommes qui passaient beaucoup de temps à l’extérieur vivaient jusqu’à 60/65 ans. De chaque côté de la Grande Maison, des plateformes à deux étages. Au premier (environ 1.20m du sol) les lits étaient couverts de fourrures (surtout castor). Chaque famille a une case d’environ 2.5m pour dormir l’été, en hauteur à cause des puces. En hiver, ils se tassaient autour du feu. Au dessus, sur des tasseaux, les marchandises. De nombreuses fourrures sont suspendues ou tendues sur des cadres arrondis ? Les fourrures de castor sont rasées. Les longs poils du dessus coupés, il ne reste que la bourre, très douce au toucher. Le tabac sèche suspendu. Des branches de résineux (pins) servent à donner une odeur agréable.
Chaman Dans la seconde maison on a reconstitué des tentes de peaux de castor qui se trouvaient originellement à l’extérieur du village. Dans une tente, le chaman se retirait après un jeûne de 24 heures pour être au contact avec les esprits. Il versait de l’eau sur de grosses pierres préalablement chauffées au feu. Il restait plusieurs heures dans la vapeur. Cette vapeur, après le jeûne favorisait une sorte de transe qui faisait communiquer avec les esprits. Le guide nous raconte aussi que le chaman préparait des potions pour les femmes pour éviter la surpopulation. Elles n’avaient que deux ou trois enfants. La nourriture disponible n’aurait pas suffi.
En fin d’après midi, nous faisons un tour de lac sur un parcours de planches. Elles surplombent un sol très marécageux, sorte de tourbière.
On nous fournit aussi des explications sur ce lac miromictique où se forment des varves. Ces varves ont gardé intacts des restes de plantes et surtout des pollens (possibilité de reconstituer la végétation et l’agriculture locale). Dernière surprise : une énorme tortue d’eau dont la carapace est verte d’herbes.