Préparatifs La préparation de l’expédition a commencé la veille :
a) Météo sur la télé canadienne et sur CNN : favorable pour jeudi, les orages sont prévus vendredi.
b) Pique-nique tout terrain : avocat, rosbif froid, jambon et petits pains.
c) Etude minutieuse de la carte : 401,429, puis QEW (Queen Elisabeth Way)
d) Etude sur les guides des attractions à voir absolument ou à éviter
e) Radioréveil à 5h20 et coucher tôt.
Le Réveil du Cardinal On n’a pas entendu le radio-réveil. C’est l’oiseau bruyant qui m’a tirée du lit. Il démarre avec 2 ou 3 tuitt, puis 4 puis 5 jusqu’à 9. C’est un cardinal, magnifique oiseau rouge.
Autoroute Nous partons au lever du jour par temps clair. A 6h30 l’autoroute est déjà passablement encombrée.
- Avantage : elle est gratuite et simple.
- Inconvénient : le revêtement est plus que rapiécé. C’est un tape-cul. Il n’y a aucune aire pour s’arrêter.
Aux environs de Burlington un signal sonore prévient que le réservoir est presque vide. On doit sortir de l’autoroute pour faire le plein. L’essence est à moitié prix mais le réservoir a une grande capacité et la Chrysler consomme beaucoup. C’est donc moins économique que prévu.
A 8h10, nous abordons Niagara Falls endormie. Les parkings sont déserts (payants).
Niagara Falls au petit matin Nous découvrons les Chutes par temps couvert sous une lumière blafarde. Heureusement que nous avons les Kways. Les « embruns » mouillent comme une véritable pluie.
Le
« Fer à cheval » est noyé dans le brouillard. Du haut de la corniche nous ne le voyons pas dans son ensemble. Seules les extrémités sont visibles. Au centre, un épais nuage masque la cascade. En amont, des îles, des rapides, des remous sur une largeur impressionnante. Difficile de donner le nom de rivière à cette étendue tourbillonnante qui tient plutôt du déluge ou du cataclysme.
Les
Chutes, elles-mêmes, m’ont moins étonnée. Les photos, les cartes postales, m’avaient préparée. Même sans l’effet de surprise, les chutes dépassent tout ce qu’on peut imaginer en puissance. Les chutes « américaines » sont moins imposantes, moins photogéniques. Le phénomène de brouillard est moindre et ne cache pas l’ensemble.
Attractions Première attraction :
les tunnels (5.5$). Avec le billet, un imperméable en plastique jaune très fin, genre cape à vélo, est offert. Un ascenseur nous emmène sur une plateforme juste sous la cascade. Je tente de prendre des photos (on verra ce que cela donnera). Plutôt que des images ce sont plutôt les bruits qu’on voudrait enregistrer. On s’engage alors dans des tunnels qui débouchent au niveau du rideau d’eau. On ne voit rien. C’est très impressionnant. Les touristes qui veulent vraiment rapporter des photos se rabattent sur les panneaux et photographient n’importe quoi : les horaires d’ouverture, les panneaux d’interdiction de franchir. Nous gardons les imperméables en souvenir.
Deuxième attraction :
les bateaux. Avant de s’engager dans l’aventure nous avons vu ces petits rafiots bondés remonter le courant. A leur bord, des passagers revêtus de capes à capuchons bleus. Le bateau danse dans les remous et continue dans le nuage. On dirait qu’il va s’écraser sur les roches. Il tourne son flanc parallèle à la cascade, se met dans le sens du courant et s’éloigne alors très rapidement. A bord, on ne voit presque rien. On s’approche des chutes américaines, on peut alors admirer la belle couleur verte de l’eau. Ensuite, on est tellement mouillé qu’on ne pense qu’à retenir son capuchon.
En voiture, nous suivons la corniche
« parkway » très bien aménagée avec des arbres magnifiques sur de belles pelouses. Il y a certainement des centaines, des milliers de touristes mais aucune impression de foule moutonnière. Les hommes sont tellement petits à côté des chutes qu’ils sont négligeables. Ils ne gênent pas tout juste une attraction supplémentaire.