Halton Falls Temps magnifique pour une journée à la campagne !
Nous quittons facilement de Toronto par la HW 401 vers l’Ouest. L’autoroute est chargée mais le trafic est fluide. A l'extérieur de la ville la signalisation s’avère problématique.Tout parassait simple sur la carte. J’avais repéré les numéros des routes. Le but du voyage est tout proche de la sortie de l’autoroute.Sur la route, les panneaux indicateurs n’indiquent pas les numéros des routes mais des lieux énigmatiques. Nous nous dirigeons à l’aveuglette dans une campagne sans repère. Au lieu partir vers l’Ouest, nous fonçons plein nord. Le quadrillage des routes découpant des rectangles identiques à l’infini, est un piège pour les yeux. Aucun détail, aucune courbe n’attire l’œil. Si je lâche la carte un court instant je n’arrive plus à me situer. On finit par découvrir en chiffres minuscules la numérotation de la route qu’on croise mais impossible de savoir sur laquelle on se trouve. Finalement, après force détours nous retrouvons les panneaux de Halton Falls.
L’entrée du parc est payant : 3$25. Le parking est presque vide : deux voitures, deux retraités et une famille curieusement attiffée avec des bonnets d’un autre âge sur la tête. Trois pistes sont proposées : ce sont de larges chemins gravillonnés, des pistes de ski de fond. Nous choisissons celle de 4.5km qui va aux chutes. Nous nous enfonçons dans une belle forêt. Des fleurs inconnues attirent l’œil. D’innombrables grenouilles sautent sous nos pas. Très rapidement les moustiques attaquent. Nous avions été prévenues : à l’entrée du parc un écriteau annonce:
« Mosquitoes are bad ! »
Rapidement, nous nous donnons de grandes claques et les moustiques deviennent l’unique sujet de la promenade. Heureusement, ils disparaissent aux abords des chutes.
Des panneaux illustrés nous apprennent qu’un
moulin en ruine a fonctionné sur ce lieu. C’est l’énergie hydraulique actionnant les scieries qui a permis le développement de la région au milieu du 19ème siècle (1830-1860).
L’Escarpement du Niagara L’Escarpement du Niagara est une structure régionale majeure visible sur 900km du Lac Huron aux lacs Ontario et Erié. Le Bassin du Michigan est un immense synclinal datant de l’ère primaire. L’escarpement du Niagara silurien fait saillie vers l’est. On ne peut comprendre le phénomène des chutes du Niagara qu’en pensant à l’immensité des lacs américains dont le courant se déverse d’Ouest en Est vers la mer à travers le Lac Ontario. Le Rôle des
glaciations quaternaires dans l’érosion du paysage a été un facteur majeur. C’est la débâcle correspondant au réchauffement 14 000-12 000 qui a creusé d’énormes marmites de géants, puits profonds de plusieurs mètres et de plus d’un mètre de diamètre.
Enfin une coupe dans la falaise de l’escarpement montre la chute des galets à l’origine des marmites des géants.
Nous pique-niquons au parking d’une salade de champignons, maïs, poivrons, crevettes et surimi. Je prends ma première leçon de conduite sur la Chrysler. Je me sens comme une débutante au volant d’une si grosse voiture. Il me faudra d’autres essais avant de me lancer dans la circulation.
Au retour nous descendons l’Escarpement pour rejoindre le Lac Ontario. La route est bordée de propriétés magnifiques dans des jardins fleuris et surtout d’immenses pelouses entretenues comme des terrains de golf. Le front de lac est difficlement accessible. Il est bordé de maisons luxueuses. Nous trouvons finalement un petit parc où les riverains promènent leurs chiens. Le lac est immense ais peu propice à la baignade Un petit rebord d’environ 2 mètre dans des roches rouges fait une falaise.