D a remarqué des autobus pour touristes à impériale, un vert fermé et un rouge découvert. En attendant leur passage nous profitons du spectacle de la rue.
Une image très colorée : la vendeuse de Hot dogs passe avec ses bocaux de moutarde, cornichons et assaisonnements a décoré sa voiturette avec des bouteilles de soda aux couleurs violentes et artificielles. Il y a même des boissons bleues ! Le bus arrive, trop tard pour la photo !
Un vieux monsieur récupère les reliefs des hots dogs dans une poubelle pour nourrir les oiseaux. Moineaux et pigeons cohabitent. Bien que petits, les moineaux, plus vifs, ont leur chance de saisir une bouchée. Surviennent les mouettes très agressives. L’une d’elle, le bec en avant, le cou rentré, attaque un pigeon et lui dérobe une demi saucisse.
Le Bus touristique Le billet du bus touristique à impériale coûte 25$, valable 24heures. On peut descendre à chaque arrêt et prendre le suivant. Le soleil brille, les gratte-ciel de verre étincellent. Nous découvrons ces tours monstrueuses aux formes découpées et variées. Les volumes sont tailladés de facettes tels des cristaux gigantesques. Au niveau de la rue, souvent de vieilles maisons de briques plutôt sales et délabrées. Nous mitraillons de photos. Le bus secoue beaucoup. Ni la mise au point ni le cadrage ne peuvent être soignés. Dans le viseur, des fils électriques, des poteaux divers, des feux de circulation ou même les têtes des autres touristes surgissent. Ils ne me dérangent pas esthétiquement parlant, ils font partie de cette ville qui se construit encore sous nos yeux. Le Guide commente, citant les architectes, les millions de dollars, les hauteurs vertigineuses…Tout cela sans queue ni tête. Une phrase me frappe cependant : « A Toronto, il y a deux saisons : l’hiver et les constructions ! ». Nous passons, le cou démanché, pour deviner le sommet du building. Souvent, une construction pseudo- ou néo-gothique tranche sur le verre poli. Le front de lac est parasité par une autoroute surélevée. Nous longeons des voies ferrées, des terrains de base-ball…Toute l’Amérique du cinéma se condense sous nos yeux : gigantisme des tours, publicités géantes, et agressives, foule colorée, mal fringuée…
Retour à la maison. Essai du jacuzzi. Il faut d’abord remplir la baignoire puis programmer les bulles. Le mieux est l’ennemi du bien : la mousse se met à enfler sous l’effet des bouillonnements. Au lieu de nous détendre, nous surveillons avec inquiétude les débordements savonneux. L’expérience est amusante mais pas vraiment convaincante