Lever du soleil sur les côtes crétoises A 6h15, je me lève pour ne pas rater le lever du soleil et l’arrivée sur les côtes crétoises. Pour le soleil, c’est parfait. Mais pour l’approche des côtes, c’est trop tard : nous sommes déjà dans le port. Je me réjouissais de cette arrivée, c’est dommage.
La voiture Pour la location de la voiture, c’est beaucoup trop tôt ! Nous cafouillons un peu avec tous nos bagages, payons un taxi pour faire 500 m, puis poireauter. Nous faisons un petit tour à pied, le temps que notre Nissan Micra toute belle, toute propre cette fois ci nous soit livrée. Labbro a dû donner des ordres pour nous dédommager de Reliable !
Recherche d’un hôtel Nous avons du mal à sortir d’Héraklion. Finalement nous longeons la côte vers l’Est. Le paysage est décevant, exemple d’une urbanisation sauvage et d’un gâchis de paysage. Deux routes longent la côte
Old National Road et
New Road (Pourquoi en anglais ?), des constructions affreuses, des immeubles à l’abandon. On dirait que, chacun a bâti son immeuble de rapport à la va vite sans investir assez de capitaux pour faire appel à un architecte, ou même pour le terminer. Puis les affaires ne marchant pas, l’ont abandonné et le laissent crouler.
Les plages sont encombrées de lits et de parasols. Le résultat est si peu engageant que nous nous éloignons de la ville et désespérons de trouver un gîte à notre goût.
Pour 5000 drachmes la chambre a le confort minimum, deux lits une douche, des murs nus, une fenêtre qui ne ferme pas. Mais le patio est ravissant : la cour pavée est à l’ombre d’une tonnelle de vigne, les murs sont blancs d’un côté, rouge foncé de l’autre, portes et fenêtres sont soulignées de bleu vif. Il y a un vent frais. Le soir je suis seule attablée à une table carrée et c’est un vrai bonheur !
Dépaysement En traversant la mer nous avons changé de climat. La Crête est plus désertique. La montagne est recouverte d’herbes jaunies, pas un buisson, pas un arbre. Dans les jardins, les arbres sont aussi différents, les palmiers font une arrivée très remarquée. En ville, des jacarandas et des flamboyants. C’est un nouveau dépaysement.
Héraklion a aussi une allure différente des villes que nous connaissons avec ses remparts, ses hangars vénitiens. Les toits de tuile ont disparu, seulement des terrasses.
Musée Archéologique Visite du Musée Archéologique à l’heure de midi pendant que les touristes font une pause déjeuner. C’est bien calculé : nous pouvons accéder aux vitrines.
La découverte de
l’art Crétois est un véritable choc. Il ne ressemble en rien à ce que nous avons vu en Grèce. D’ordinaire vases et pots m’ennuient, pas ici. L’art de la poterie est arrivé ici dans les temps les plus reculés. L’originalité tient aussi bien dans les formes que dans les motifs décoratifs et les couleurs. La surface est souvent en relief avec des bosses, des coquilles, des pointes qui rajoutent un effet supplémentaire aux couleurs noires, rouges ou blanches. J’ai retrouvé des idoles des Cyclades qui m’avaient tant plu à Athènes. Dans les salles suivantes on voit le fameux disque de Phaistos (2000 1700 av JC) puis les vases de libation à tête de taureau.
Les décors des poteries rappellent la géographie insulaire : des poulpes, des dauphins, des coquillages, des poissons et même des oursins se retrouvent dans toutes les périodes. Autre thème récurrent, le taureau, et aussi les fleurs. Cette abondance me donne un peu le tournis.
Autre source d’émerveillement : les petits personnages en terre et les animaux, des sculptures vivantes drôles, une femme sur une balançoire, un joueur de luth en bronze. J’ai flashé sur les idoles féminines si étranges avec leurs jupes évasées leur taille très fine et leurs coiffures sophistiquées, certaines portent des oiseaux sur la tête, d’autres des capsules de pavot.
Nous sortons manger un gyropita dans le jardin du Musée.
Entre temps tous les groupent rappliquent. Malgré la foule nous sommes éblouies par les fresques.
Visite à pied d’Héraklion sous la grosse chaleur. Ce n’est pas un bon plan. Tout est fermé. Nous avions déjà commis cette erreur à Nauplie. De retour au gîte, il suffit de traverser la route Old Nat. pour être sur la plage, assez moche avec beaucoup de vagues. Cela change. Le soir dans notre petite cour, nous planifions la suite du voyage.