Farniente à l’hôtel A midi, nous devons libérer notre chambre mais nous pouvons rester sur la terrasse de l’hôtel. Nous profitons donc des chaises longues et des parasols pour nous baigner dans une mer d’huile. Il y a très peu de nageurs, on peut voir le fond. J’ai un peu l’impression de nager en piscine : c’est tellement facile que je pourrais traverser le Golfe. Comme je suis seule à m’aventurer je renonce vite. Pour le déjeuner, encore une fois, il faut faire confiance au chef qui nous apporte du veau cuit à la tomate avec du riz et une assiette de petite friture. C’est très bien servi et cela ne coûte que 4200 drachmes avec le café.
Nous restons donc toute l’après midi sous nos parasols devant une mer pastel turquoise, le ciel bleu tendre et la montagne mauve. Curieusement une ligne bleu foncé délimite le continent et souligne l’horizon.
Embarquement au PiréeNous avons quelques frayeurs pour trouver le port du Pirée. Nous recommençons à galérer vers Daphni comme l’autre jour. La signalisation est très défectueuse, rien n’indique l’embarcadère, il faut s’arrêter et demander.
Finalement nous embarquons avec près de deux heures d’avance puisque le bateau ne part qu’à 20 h. Nous surveillons de loin la Fiat Punto qu’on a abandonnée ouverte sur le quai.
Au coucher de soleil, le spectacle est grandiose : le soleil orange puis rouge décline derrière les montagne d’Eleusis. Des dizaines de très gros bateaux attendent je ne sais quoi, flotte désoeuvrée devant Salamine qui me fait penser aux trières des Anciens. Sur l’autre bord, un autre spectacle s’offre à nous : Athènes s’éloigne. J’ai le temps de reconnaître la Lycabette et l’Acropole. Des dizaines de goélands suivent notre sillage.
Cela a quand même plus d’allure de faire la traversée en bateau que prendre l’avion. Notre cabine a la clim, une salle d’eau avec douche mais pas de hublot. Elle est bien située, près d’une porte qui donne sur un endroit très calme du pont où nous restons pour voir s’éloigner Egine. La mer Egée est sillonnée de nombreux bateaux illuminés comme pour Noël. Vers 10 h, la côte a disparu mais deux ferries nous précèdent, l’un deux est le Nikos Kazantzaki parti pour Iraklion un quart d’heure avant notre Rethymnon. Je suis enchantée du spectacle.