En route à travers le Péloponnèse Nous traversons le Péloponnèse du sud vers le Nord, par Sparte dans des collines de terre rouge. Puis la route s’élève dans des montagnes couvertes de maquis. Autour de Tripoli, une plaine fertile plantée d’arbres fruitiers, surtout de poiriers. Nous roulons ensuite sur l’autoroute dans des montagnes très pierreuses.Vers Corinthe apparaît le vignoble, ce qui n’est pas vraiment une surprise ?
Trouver un hébergement Pour trouver un logement, direction : la mer. Nous avons le choix : rive sud du Golfe de Corinthe ou rive Nord
Golfe de Salamine ? Au hasard nous optons pour la route de Patras qui longe le Golfe de Corinthe. Ce rivage n’est pas vraiment touristique. Des stations balnéaires plutôt minables avec des plages de galets sans intérêt se succèdent. Apparemment, plutôt destinées aux Athéniens, peu ou pas d’hôtels, des locations mais rien n’est prévu pour une seule nuit. Je visite une location : 12000 drachmes pour un appartement meublé, cher et peu enthousiasmant. Un écriteau en anglais « garden rooms » nous attire, sympa, mais complet. La propriétaire nous adresse à une copine qui nous montre un meublé vide, sale et lugubre pour 12000 drachmes, sans les draps.
Pour le même prix un peu plus loin nous trouvons un très joli hôtel avec la clim - luxe inutile - il fait très frais, la télé (en grec) et une grande terrasse donnant sur la mer. Comme à Tolo, on peut s’asseoir sur la terrasse du restaurant à quelques pas de l’eau. Des parasols en paille donnent de l’ombre à des chaises longues. La clientèle est uniquement grecque, beaucoup plus simple qu’à Tolo, les gens très sympathiques. Nous serons très bien demain pour attendre l’heure du bateau au Pirée. Nous pique-niquons sur la terrasse de la chambre devant une eau très calme. Sieste traditionnelle.
Ancienne CorintheVers 4 h, nous partons visiter les ruines de l’Ancienne Corinthe. Six colonnes doriques monolithiques d’un
vieux temple d’Apollon dominent l
’Agora et le
Forum romain. Les boutiques romaines sont encore très bien conservées. Maintenant nous retrouvons facilement les différents éléments d’une ville antique : les
Propylées, la
via romaine dallée avec ses trottoirs, les
thermes, les
latrines, le
Sénat, les fontaines. La plus belle est la
fontaine Pyrène. En contrebas, on voit encore une jolie piscine rectangulaire. On imagine les jets d’eau, les parements de marbre, les colonnes corinthiennes. Au fond, des bassins creusés dans la roche avec des grilles de pierre limitent une caverne où la source coule encore. Dans la chaleur écrasante de la fin de l’après midi, il fait frais. J’entre dans la caverne. J’ai la surprise de découvrir une chienne noire et ses six petits chiots noirs et blancs.
Nous sommes un peu blasées : les villes antiques se sont succédées. Toutefois la promenade est bien agréable, ombragée par des pins très odorants, des amandiers portant des amandes. Nous avons apprivoisé le soleil de l’été avec force bouteilles d’eau, en nous déplaçant d’ombre en en ombre.
Le Canal Nous allons jeter un coup d’œil au Canal. Pas de chance, cette fois ci, nous ne reverrons pas les gros bateaux et leurs remorqueurs.
Nous terminons la soirée sur la terrasse de notre chambre devant le Golfe de Corinthe turquoise. Les lumières s’allument une à une dans les montagnes et sur la rive opposée.