Monemvassia Une grosse boule rouge se lève sur la mer Egée : nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse. Nous retournons nous promener dans la ville basse. La lumière est belle et nous pouvons faire des photos des ruelles, des maisons vénitiennes, des églises étranges avec leurs coupoles ou les campaniles italiens. Cette ville a été très florissante et le centre du commerce entre l’Orient et l’Occident, elle a été successivement byzantine, franque, vénitienne et ottomane. Quand on regarde les belles demeures on imagine les riches armateurs et commerçants. Ce dont il ne reste rien c’est du port où arrivaient toutes les marchandises. Elles devaient bien débarquer quelque part ? Peut être même pas ? Ce qui étonne aussi, c’est l’absence d’eau. Comment une telle population se débrouillait elle uniquement avec l’eau de pluie de ses citernes. D’ailleurs, où sont elles, les citernes ?
contravention Nous allons à la police pour régler la contravention mais elle est encaissée aux impôts à Moloi. C’est bien compliqué et nous laissons courir et payer Reliable.
Baignade Baignade dans notre petite crique dans les vagues assez fortes, on fait du surplace montant et descendant au gré de la houle comme des phoques.
Après les montagnes arides entourant Monemvassia nous arrivons dans la plaine fertile de Laconie à l’embouchure de l’Eurotas. . Aux vergers d’oliviers et de figuiers succèdent les orangeraies et les cultures maraîchères. Les Tomates sont sous des serres de plastique, ce qui me laisse perplexe comme en Sicile.
Gythio A la sortie de Gythio, nous découvrons le plus joli domicile qui soit. Nous occupons le rez de chaussée d’une maison adossée à la colline bâtie sur trois niveaux. Notre balcon donne directement dans les oliviers. Pour y accéder nous descendons un des deux escaliers 39 marches de marbres sous une tonnelle à droite de bougainvillier, à gauche de vigne. Sur les marches des pots de basilic, de jasmins, d’hibiscus, Nous disposons d’une sorte de balcon couvert par la treille, de grosses grappes pendent et une passiflore en pleine floraison grimpe sur la vigne et même sur l’olivier le plus proche. Sur notre terrasse une table de jardin et deux fauteuils. Notre maison a deux pièces, ne petite chambre à coucher et une cuisine où nous pourrons préparer les repas Nous pourrons enfin manger du poisson à un prix raisonnable !
Gina, notre hôtesse est une dame charmante qui parle un anglais parfait, elle a vécu en Australie.
Après le déjeuner sur la terrasse nous faisons la sieste à la Grecque.
Nous explorons Gythio, tout d’abord au
petit musée du Magne installé sur un îlot dans une toutde pierre. Une très belle exposition montre les compte rendus des voyageurs, du XV° au XX° siècle,. Nous avons la surprise de lire une lettre en vers et en ancien français de
Bertrandon de la Borderie à une Damoiselle Françoise que Dominique a recopiée.
Nous flânons sur les quais animés. A la terrasse d’un restaurant du port on sert l’ouzo avec des poulpes grillés.
La ville de Ghythio est adossée à la montagne, les immeubles de deux ou trois étages sont plutôt misérables ;vu de la mer cela forme un bel ensemble. e près, c’est sale et délabré .
Les poissonneries ne manquent pas mais le poisson est caché dans les chambres froides. Nous achetons dix sardines et des pâtisseries orientales.