Nous avons été prévenues, il faut arriver tôt à Mycènes. Je renonce à mon bain matinal, nous partons part les petites routes et nous revoilà perdues à Néa Tyrintha nous avons donc fait le détour pour rien !
Mycènes Le site de Mycènes est sauvage, entouré de belles montagnes, pas de route passante comme à Tirynthe, pas de ville moderne.
Nous entrons encore gratuitement et dans les premières. Nous pouvons donc admirer dans le calme les
remparts cyclopéens, la
Porte des Lionnes. A l’intérieur de la ville se trouve un
cercle de tombes entouré par une double rangée de dalles levées. L’analogie avec les cromlechs bretons est frappante.
Puis on monte au Palais. Le guide Gallimard nous fournit encore une reconstitution du
Mégaron avec peintures murales, dallages plantations.
Mycènes n’est pas un simple jeu de piste c’est aussi le lieu mythique des
Atrides. Le mythe est très présent dans mon imagination puisque je viens de relire l’Orestie. Nous visiterons la
tombe d’Egiste, celle de
Clytemnestre, celle du
trésor des Atrides où Schliemann a trouvé le
masque d’Agamemnon. Non seulement on peut imaginer les décors, mais on connaît les habitants.
J’ai aussi en mémoire les pages d’Henry Miller qui traduisent son épouvante devant ce lieu tragique.
Tandis que nous observons une colonne, une pièce, toutes ces légendes font surface. On peut descendre par des marches dans un puits menant à la
citerne secrète. L’entrée est celle d’une tombe, triangle creux caractéristique de l’architecture mycénienne. Il fait noir comme dans un four et nous avons oublié la lampe de poche, le texte de Miller n’est pas rassurant, mais au bout de quelques instants les yeux s’habituent à la pénombre et on distingue les murs et les marches. Après quelques mètres on ne voit plus rien du tout et il faut progresser à tâtons. Seule je ne serais pas allée bien loin, mais une famille française m’emboîte le pas, on continue et je ne rebrousse chemin que quand cela devient très glissant.
Sur le chemin du retour nous trouvons tous les touristes descendus des cars. On les distingue des autres à leurs caméscopes, l’absence de guides bleus ou vert et aux appareils photos jetables. A l’inverse, le voyageur solitaire a les yeux rivés au guide bleu ou vert, porte de bonnes chaussures, et a un appareil photo 24x36.
Si nous voulons « être positif » comme nous le recommandent nos principaux, nous compensons les nuisance de ces troupeaux en suivant sans scrupule les exposés de leur conférencières qui sont généralement très intéressants.
Nous apprenons donc que Mycènes était à l’origine de l’histoire grecque puisqu’on y a trouvé les premiers écrits déchiffrés (en Crête les écrits en linéaire A sont encore mystérieux),et une cité riche en or. Dans la ligne de crêtes du paysage elle nous montre une silhouette d’homme couché : Agamemnon.
Pourtant dans Eschyle il me semblait bien que l’action se situait à Argos
Retour vers 15h à l’hôtel, déjeuner sur la terrasse et baignades comme d’habitude maintenant.