Musée Byzantin Pour aller au Musée Byzantin, d’Omonia nous suivons Panépistémiou jusqu’à Syntagma puis la Rue Vassilis Sophias, bordée d’ambassades et des. Bâtiments officiels dans des jardins derrière des grilles.
Le Musée Byzantin est de style florentin avec une cour tranquille plantée d’orangers. Un banc fait le tour du tronc d’un platane, encore une fois nous sommes les premières visiteuses. Dans deux salles, des basiliques anciennes sont reconstituées. L’ensemble est très réussi. La taille exiguë des églises que nous avons visitées correspond à celle de la reconstitution qui ne semble donc pas artificielle.
Dans la plus ancienne, on voit des sculptures pas d’icônes. Un très curieux Orphée avec sa lyre est très inattendu dans une église. Beaucoup de motifs sont géométriques. Des animaux naïfs maladroits sont aussi représentés. C’est étrange de penser que la technique parfaite de la sculpture classique s’est perdue.
Dans la basilique la plus récente (XII°) se trouvent des icônes, les personnages, le regard perdu, inexpressif, assez énigmatique. Autour des grandes figures on a souvent peint de petites scènes de l’Evangile ou de la Vie des Saints. Toute cette culture orthodoxe byzantine me paraît exotique, difficile à déchiffrer alors que l’Antiquité m’est familière.
Musée Cycladique Le Musée Cycladique est tout proche. Les
idoles de marbre qui m’avaient fascinée au Musée National me plaisent toujours autant de par la pureté de leur ligne et la qualité de la pierre presque translucide. Certaines sculptures sont très petites. Il y en a aussi une plus grande de près d’un mètre dans une vitrine.
Dans les autres salles, des poteries sont également très bien présentées. Je m’amuse à reconnaître les personnages mythologiques sur les cratères et les vases : Hermès avec ses ailes aux talons, Hercule et son gourdin ? Athéna casquée ….
Un étage est consacré aux reconstitutions de
fresques crétoises par un archéologue anglais
Calderon. Le résultat est surprenant, les peintures apparaissent comme neuves. Sur de nombreux panneaux Calderon justifie ses audacieuses initiatives par ses études des pigments, de la flore, de la faune…..
Parc National Nous traversons le Parc National par des allées ombragées. Le plan d’Athènes nous est plus familier, les distances paraissent plus courtes, nous évitons maintenant les parcours désagréables en plein soleil, la circulation trop dense et choisissons des voies étroites.
Nous avons également repéré les bonnes adresses pour nous restaurer, entre autres, une cafétéria végétarienne où nous trouvons du riz aux épinards, des brochettes de soja en éponge comme en Israël et un gratin de pommes de terre au fromage.
La sieste se fait tout naturellement après une si longue matinée (de 7heures à 15 heures)
Dominique part explorer le grand magasin d’en face et revient avec un maillot de bain.
Colline des Muses Nous prenons un taxi pour la Colline des Muses et le monument
Filopapou. Nous montons sous les pins et les oliviers pour parvenir au sommet d’où la vue sur l’Acropole est splendide .
Puis nous passons par l’Acropole, Plaka, Eolou, nous avons déjà nos habitudes après trois jours et demie. On nous avait effrayé en nous décrivant une chaleur accablante, une foule de touristes, la pollution …nous n’avons souffert d’aucun de ces maux. La climatisation et le double vitrage à l’hôtel et les horaires « grecs » avec déjeuner tardif et sieste ainsi que les heures de repos sur notre balcon nous ont assuré un séjour agréable