Nous reprenons la route d’Aksaray. Sur 60 km, camions et cars sur la route droite dans les champs de blé. Ilhara se trouve dans des gorges entaillées profonds dans une coulée basaltique en orgues qui se débitent en gros prismes.
Mauvaise surprise : 320 marches à descendre et des visiteurs. Notre vallée charmante de Soganli était plus agréable ! Deuxième mauvaise surprise : le chemin qui longe la rivière est mauvais. D renonce à poursuivre la promenade. Je visite donc seule, deux églises. Les fresques sont encore différentes de celles que nous avons visitées. Les plafonds sont peints en orange et vert avec des motifs végétaux stylisés rappelant le papier peint (style orientalisant d’après le Guide Bleu). Je trouve enfin la fresque de l’église au Serpent : un dragon à 3 têtes dans l’Enfer où les damnés à poil se pressent, 4 personnages féminins nus sont chacun enlacés par deux serpents les mordant par là où ils ont péché : aux seins pour la luxure, à la bouche pour la calomnie, aux oreilles…
Le sentier qui longe la rivière se perd dans les rochers et la végétation, je renonce. Dernière déception : des touristes en sandales sortis d’un minibus feront en une heure la promenade que j’ai abandonnée !
Nous achetons deux gros sandwichs aux boulettes de viande et trouvons un agréable endroit sur le bord de la rivière. Ce pique-nique agréable nous console de cette matinée un peu décevante. Tous les jours ne peuvent pas être aussi réussis que l’excursion d’hier à Soganli !
Volcanisme Retour par Derinkuyu, en chemin révision de géologie : en ligne de crêtes, un grand volcan le
Hasan Dagi, moins impressionnant que l’Erceyes, malgré ses 3200 m d’altitude. Sur le plateau, d’innombrables cônes avec toutes les variétés possibles : à cratère, égueulés …La lave est plus sombre.
Certains paysages sont pédagogiques : le plateau très nettement installé sur une coulée presque horizontale, de profondes entailles des cours d’eau dégagent des prismes ; en dessous un matériau plus tendre, le tuf, apparaît en pente raide avec des cheminées de fées portant encore leur protection de lave en chapeau, d’autres petits cônes à divers stades d’usure.