Basilique Saint Jean Visite de la Basilique Saint Jean : nous entrons par une porte monumentale et découvrons un site très étendu. Une église immense se dressait autrefois. C’est un site très important où se déroulèrent les conciles d’Ephèse. Un atrium de la taille d’un grand cloître avec une galerie à étage précède l’exonarthex et le narthex. Le plan est une croix latine, c’est plus facile pour se repérer. Ce qui me plaît le plus ce sont les colonnes d’un marbre blanc veiné de gris, parfois ,orné de fines cannelures obliques, il y a aussi des colonnes de granite comme à Sainte Sophie. La tombe de Saint Jean est encadrée d’un portique de fines colonnes blanches.
Mosquée Nous descendons à la Mosquée. C’est un bâtiment massif, de loin qui ressemble à une usine avec ses minarets de brique tronqués en forme de cheminées et qui portent des nids de cigognes .Dans la cour se trouve un joli jardin bien vert. Le bâtiment est massif construit de pierres blondes, très sobre. La mosquée est fermée : nous regardons par les fenêtres vitrées.
Artémision Puis nous continuons la visite de Selçuk par l’Artémision, ancien temple d’Artémis, une des sept merveilles du monde, maintenant très ruinée il ne reste debout qu’une colonne monumentale.
Meryemama Nous prenons la voiture pour monter à la Meryemama : la maison de Marie. La route s’élève dans la colline, nous surplombons le site d’Ephèse puis traversons une forêt de pins et découvrons un vaste panorama : la plaine cultivée toute verte entourée de montagnes pelées et la ville de Selçuk à flanc de colline.
Vaste parking très cher 5 millions, cela sent l’arnaque.
La petite maison cubique avec ses coupoles serait charmante dans la verdure sans la bigoterie et l’escroquerie. Des panneaux dans toutes les langues y compris le Russe et le Coréen authentifient la véracité du lieu : retrouvé grâce aux visons d’une Allemande ayant vécu à la fin du XVIIIème siècle.
Pour entrer dans le sanctuaire gardé par un moine en froc, il faut faire la queue, ainsi que pour aller remplir une bouteille à la fontaine. Des Russes plutôt ploucs, comme souvent les Russes, confits en bondieuserie, et des inévitables japonais encombrent le site. Le moine se fait complaisamment photographier entre deux japonaises. Nous sommes furieuse avec l’impression de s’être fait posséder.
Grotte de Sept Dormants Au retour, nous passons par la Grotte de Sept Dormants, gratuite : il n’y a rien à voir. Leur légende pourtant me plaît bien parce que je l’ai lue la première fois dans une toute petite chapelle bretonne tout à fait charmante.
Musée de Selçuk Nous profitons de l’heure de midi pour visiter le musée de Selçuk en face de notre hôtel. Il est très agréable. A l’intérieur nous voyons une reconstitution d’une maison romaine des quartiers d’Ephèse fermés à la visite. On a mis à l’abri des fresques qui me rappellent Pompéi. Les efforts de mise en scène en plaçant des personnages de carton-pâte sont d’un goût limite. Ce qui rend plus vivante la reconstitution ce sont les objets de la vie courante en très bon état de conservation : des tabourets pliants, des trépieds soutenant des tablettes, un plat de verre bleu magnifique. Il y avait à Ephèse une école de médecine, des textes antiques sont présentés avec des scalpels, sondes aiguilles dans une vitrine .jeux et jouets sont également exposés : je suis surtout impressionnée par des dalles de pierre gravées pour jouer au tavla , autour des tabourets antiques.
Parmi les sculptures on reconnaît les empereurs romains Auguste, Tibère, Trajan, Livie et Marc Aurèle, la fameuse sculpture d’Artémis avec ses seins multiples est la plus fameuse.
Les frises et les grandes scènes ornant les fontaines sont ici reconstituées, on voit Ulysse et Polyphème et les scènes de la fondation d’Ephèse.
Pour déjeuner, je retourne, seule, à mon restaurant préféré avec ses assiettes de mézés, le patron est toujours aussi aimable.
Baignade à Pamucak où il y a de jolies vagues.