Parc national Milli park Nous cherchons le site de Priène et demandons le chemin aux chauffeurs de taxi. Ce sont nos meilleurs guides, ils comprennent ce qu’on leur demande, connaissent les routes et ne sont pas empotés pour expliquer - conditions rarement réunies chez les autres passants. Nous devrions faire demi tour et revenir sur nos pas.
Il y a une solution de rechange : le Parc national Milli Park, une réserve botanique avec des chacals des léopards et même des ours.
L’entrée du parc est payante : 3 millions. Nous trouvons une nature luxuriante et préservée, des arbres magnifiques, surtout des pins mais aussi des frênes et de caroubiers. Au passage un panneau signale 4 plages et un canyon. A la deuxième plage, presque vide est équipée de lits avec des parasols avec un petit restaurant, nous nous promettons d’un revenir.
canyon Mais d’abord visite au canyon : des indications d’itinéraires, un sentier botanique mais aucune indication de distance. Dommage, nous nous engageons sur un beau chemin de cailloutis qui s’élève doucement vers la montagne entre deux falaises énormes. Nous marchons à l’ombre. Malgré les 37°C annoncés à la télé ce matin, il fait bien frais. Bien sûr le cours d’eau est à sec. Lauriers, chênes verts, caroubiers, arbres de Judée et aussi un arbre plus énigmatique qui ressemble à un camélia. Arrivée au sommet, l’eau d’une source coule dans une sorte de piscine .La promenade est tranquille, nous ne croisons que deux personnes et des tortues. Après toutes les visites de mosquées et de musées, sites archéologiques mais surtout après tous les endroits ravagés par l’urbanisation sauvage, cette promenade fait un bien fou.
baignade Vers midi nous retournons sur la plage, louons pour 3 millions un parasol et deux lits. Déshabillage acrobatique sous la serviette. Je nage dans une eau transparente, repère quelques oursins et des poissons, histoire d’essayer le masque. Cette plage délicieuse fait oublier la déception de la veille. Nous passons l’après midi sous notre parasol entre deux trempettes.
Oliveraies, Vergers… Le retour se fait dans une belle campagne variée, nous traversons des oliveraies, des vergers d’agrumes et aussi de pêchers des champs de tomates et d’aubergines. Autour de Söke une plaine couverte de champs de coton – je n’en n’avais pas vu depuis 1973- cela me touche beaucoup.
cigognes Après la douche à l’hôtel, nous partons acheter des cartes postales, des timbres, des pâtisseries dans la partie commerçante de Selçuk. Nous arrivons à une grande place occupée entièrement par de vieilles tables où sont assis uniquement des hommes qui nous fait penser à la Grèce. En face les arches d’un vieil aqueduc où sont installées les cigognes, quatre nids occupés par une bonne dizaine d’oiseaux. Nous sommes maintenant habituées à leur présence, à les voir planer et même à raser notre balcon. Autre animal sympathique : les grosses tortues qui sont moins lentes qu’on ne le prétend.
Le soir, sur le balcon, nous entendons la musique très fort ; après avoir râlé contre le sans gêne des gens –vieille rengaine- nous entendons des applaudissements : il y a un musicien sur le toit qui joue pour le groupe de Nouvelles Frontières. Je monte, on nous invite mais Dse fait prier.