Un magnifique petit déjeuner compense les déceptions du « confort moderne » la clim bruyante, le frigo chaud, et la télé en turc. Pastèques à volonté et beureks au fromage gratiné sont une délicieuse surprise. Nous trouvons facilement la route d’Izmir une 2x2 voies, chaussées séparées très roulante. Notre SAHIN est à la hauteur, D. roule vite, avec les fenêtres ouvertes, il fait bon.
Villes champignons Nous voyons encore des villes-champignons avec leurs immeubles tous identiques. Cette urbanisation galopante nous consterne. Ces quartiers neufs sans âme vont-ils noyer la jolie ville construite aux flancs de la montagne. D’où viennent ces gens ? Est-ce l’effet de l’exode rural ou d’une natalité énorme ? De quoi vivent les gens ? Quelle triste vie dans ces villes-dortoirs ! Les montagnes sont éventrées pour le ciment. Peut être doit on choisir une interprétation optimiste et voir un dynamisme économique ? Si les usines textiles ferment en Europe Occidentale, nos vêtements seront tissés et cousus ici. Pourquoi s’en plaindre ?
La campagne Heureusement, nous arrivons rapidement dans la campagne et traversons des paysages variés : des vergers autour de Bursa, puis plus loin de grands champs de blé. Aucun village n’est visible. Où vivent les paysans ?
La route contourne Balikesir que nous ne verrons pas. Les chaussées ne sont plus séparées mais il y souvent 3 voies , chaque fois que la côte est longue, une file « véhicules lents » est aménagé ? Cela permet de ne pas rester coincées derrière un vieux camion puant. Certains chauffeurs sont bien complaisants et se rangent tout contre le bas côté, d’autres le sont moins.
Après les champs de blé, dans les plaines, des cultures maraîchères que des cultivateurs désherbent à la binette : oignons, tomates, sous le soleil. Les champs de tournesols sont en fleur.
Plus nous avançons vers le sud, plus le paysage change, les montagnes sont pelées, on voit aussi des champs de coton. Les petits villages ont des maisons très basses avec des courettes et des jardinets enfermés dans des murs.
Ravitaillement à la MIGROS A Manisa, nous trouvons la MIGROS, j’avais douté à Istanbul de l’existence de supermarchés. Le Bazar et les rues adjacentes me semblaient les remplacer. En l’an 2000 Migros, Carrefour et Métro ont essaimé en Turquie. Nous faisons une provision de conserves, de raki et achetons des croquettes de toutes sortes et des concombres.
Dès que nous avons des provisions nous ne trouvons pas d’emplacement pour le déjeuner et réciproquement !
Mais aujourd’hui, nous avons de la chance, une aire de pique-nique aménagée dans une forêt de pins : deux grandes tables sous un abri couvert, une fontaine, on peut même acheter des prunes. Deux chiens traînent. Nous ne sommes pas seules, deux autres voitures s’arrêteront. Ils chassent les chiens et mangent rapidement et discrètement. Dès qu’ils ont disparu nous jetons des miettes aux chiens. D. partage un beurek aux épinards avec une chienne aux mamelles pendantes.
Les voies rapides traversent Izmir, nous voyons des maisons anciennes qui s’étagent au flanc de la colline puis traversons des quartiers modernes affreux.
Selçuk Arrivée à15h30 à Selçuk après 7 heures de route pour environ 400 km.
Selçuk est une petite ville sans HLM monstrueux. Seulement quelques immeubles de 4 ou5 étages et des maisons basses.
Le Bureau de l’Information Touristique distribue des listes des pensions et des hôtels. Les prix sont fixés à 4 millions par personne pour les pensions de première classe. Nous choisissons une pension recommandée par le Guide du Routard : jolie courette fleurie, jolis meubles, mais une porte vitrée sur le couloir et pas de clim. Avant de nous décider nous voulons comparer avec le confort des hôtels.
Hôtel Camberra Dans le premier 2* venu, les prix sont les mêmes. La chambre vaste donne sur un beau balcon. La vue nous séduit : la forteresse au sommet de la colline en face, un minaret en briques très proche, les coupoles du musée ressortent de la verdure d’un petit jardin public. Dans le jardin une cascade fait un bruit rafraîchissant. Je marchande et obtient un prix de 50 millions pour la semaine avec le petit déjeuner sur la terrasse
Nous allons à la mer : il fait presque froid avec un vent vif qui soulève des vagues. La plage est toute simple, quelques parasols, des familles turques, pas de touristes.
Soirée agréable sur notre balcon.