medresa La médresa est un un musée, c’est trop tard, elle est déjà fermée. Les commerçants (qui parlent anglais) nous promettent que le centre-ville se trouve à 10 minutes à pied avec la mosquée Ulla Camii et le Bazar de la Soie.
Nous marchons le long de rues commerçantes très soignées. Les boutiques sont variées, les étalages des magasins de vêtement faits « à l’européenne » on y voit des T-shirts moulants, des bains de soleil à la mode chez nous. Les passants sont plutôt aisé beaucoup de femmes sont en pantalon et bras nus, certaines portent des foulards, bien sûr, mais pas en écrasante majorité, comme à Istanbul, une ou deux silhouette tout en noir de temps en temps, pas les horribles manteaux longs gris ou marrons, quelques jeunes filles ont des débardeurs franchement décolletés. Pas de touristes non plus, nous déambulons sans trop déparer.
Bazar de la Soie Le Bazar de la Soie –Bedesten – est un ancien caravansérail construit de briques et de pierre avec des toits curieux avec des cheminées. Nous nous promenons sous les arcades du 1er étage. En dessous, dans la cour, il y a des jardins. Sous les arcades des dizaines de boutiques de soieries. Nous cherchons une écharpe pour Jacqueline qui garde nos plantes en pension et qui me l’a commandée. Difficile de faire son choix dans toutes les tailles, les qualités et les motifs. Les prix ne sont pas indiqués. Dans une première boutique la vendeuse propose de baisser de 15 millions à 12 : le carré de soie est beau, mais c’est un peu cher. Nous tentons ailleurs. Cela m’amuse bien de faire des achats au Bazar, Dominique, elle, n’en n’a pas franchement envie, je limite donc l’expérience à un autre magasin, j’essaie de marchander, me vendeur consent un rabais de 3.5 à 3 millions.
Mosquée aux vingt dômes Derrière le Bazar nous trouvons l’Ullu Camii : la mosquée aux vingt dômes, elle doit être très belle vue d’avion, vue de l’intérieur, on ne se rend pas bien compte de cette originalité. C’est donc un très vaste espace, très clair, la coupole centrale est une verrière avec des piliers. Le décor est peint sur un fond gris beige de motifs « baroques » en camaïeu gris/marron avec des calligraphies sur de grands panneaux. Par comparaison avec la mosquée Verte, nous sommes plutôt déçues.
Dominique est épuisée, elle a mal au ventre. Nous nous reposons devant les fontaines des ablutions que nous couvons d’un regard d’envie.
Le retour est plus rapide : nous connaissons le chemin. Je suis morte de faim, les petits concombres et le raisin mangés en vitesse dans la chambre d’hôtel n’ont pas suffi .D. se plaint qu’elle en a assez des légumes farcis et voudrait du riz ou des pâtes. Aussitôt dit aussitôt fait : un restaurant propose du riz à l’étalage et nous en remplit une barquette à emporter. Pour moi le menu sera différent : kebab et pâtisseries orientales (3 mini), en plus ; j’achète une livre de cerises Napoléon.
Nous pique-niquons dans le jardin de la mosquée verte en compagnie de deux jolis chats qui mangent le pain de mon kebab.- Le soleil baisse, les platanes tamisent la lumière, et des taches dorées colorent le calcaire blond qui prend une teinte mordorée. Pour le coucher de soleil nous montons au mausolée. Les voix es muezzins se répondent et l’écho de la montagne fait de l’appel à la prière un vrai concert.