Il est déjà deux heures passées quand nous arrivons à Bursa sans avoir mangé. Après avoir tourné nous prenons le premier hôtel venu : 25 millions, la clim, minibar, la télé ….Privilégiant le calme, je choisis une chambre donnant sur une arrière cour. C’est une erreur, elle est orientée sud-ouest et le soleil tape. C’est une fournaise. Nous déchantons : le frigo est chaud. Au bout d’un quart d’heure, la clim s’arrête : panne générale d’électricité qui n’a pas l’air d’émouvoir la réception, c’est banal.
Mosquée verte Nous cherchons la Mosquée verte dont Jacqueline m’a parlé. Dans le guide Bleu il y a bien un plan de Bursa mais, inopérant. Nous arrêtons les passants : chacun y va de son explication en turc, on n’y comprend rien, c’est compliqué. Nous nous égarons complètement et nous trouvons sur une sorte de périphérique.
Heureusement, sur Gallimard, figure une photo du
Mausolée vert et de la
Mosquée, je montre la photo dans un kiosque. La marchande reconnaît mais impossible de nous expliquer.
Le pépé qui vend des pastèques à côté du kiosque prend une initiative déconcertante : il monte à l’arrière de la voiture et guide D. par gestes, nous fait grimper dans un dédale de ruelles : « direct, direct …. ».D. n’est pas rassurée du tout et me demande de jeter un œil sur les sacs qui traînent sur la banquette arrière. Qu’allons nous faire de notre guide ? Lui payer le taxi du retour ? Le ramener chez lui ? Nous aboutissons tout en haut devant un cimetière et une mosquée qui, elle figure dans le guide, arrêt dans une boutique, demi-tour, nous voilà à la Mosquée Verte. Le Monsieur descend de voiture brusquement, nous n’avons pas eu le temps de le remercier et ne savons pas comment il rentrera chez lui, il a déjà disparu.
La
mosquée Verte est située dans un vieux quartier restauré : les maisons de bois ont été repeintes de couleurs vives, jaune, violet, vert bleu rouge. Des antiquaires ont envahi la rue. Le mausolée Vert ou plutôt turquoise tout est carrelé au dehors. Il est fermé. Le gardien est en train de nourrir ses chatons. Une famille turque – un mariage ? – approche, nous entrons avec eux. Curieuse ambiance avec toutes ces tombes : l’une d’elle porte un turban. Les faïences sont somptueuses. Pour la visite de la mosquée, il nous faudra attendre la fin de la prière du Vendredi. Nous nous asseyons dans les jardins près des fontaines. La mosquée Verte est construite de pierre blonde taillée et ciselée. Au dessus des fenêtre grillagées les décors sont de toute beauté : entrelacs et arabesques finement taillés. Chaque fenêtre (3 de chaque côté) est différente. Le tout est souligné d’un fin liseré de faïence turquoise. Nous lorgnons les fontaines entourées de tabourets de marbre permettant aux hommes de se laver les pieds, pas aux femmes ! Nous nous rafraîchirions bien nous aussi !
Nous foulons avec plaisir les épais tapis – dominante rouge –à l’intérieur la mosquée est carrelée de turquoise. Le bois y est extrêmement travaillé, encore des calligraphies. Deux grandes salles sont construites sous deux grandes coupoles, de part et d’autre deux petites salles latérales dont une destinée aux femmes. Au beau milieu une fontaine délicatement sculptée.