Notre voiture: 9 h, l’agence a livré notre voiture devant l’hôtel : C’est une voiture turque, une SAHIN, qui ressemble à une FIAT ou à une LADA : blanche, grande.
feribot? Nous arrivons sans encombre à la gare des feribots de Yalova. Le ferry est complet.
Autoroute Les chauffeurs de taxi, nous montrent le chemin de l’autoroute. Nous avons perdu une heure. L’autoroute est payante. Le péage du Bosphore sur le pont suspendu est exorbitant : 10 millions. Après une dernière vision de rêve, Topkapi et les mosquées, nous traversons des banlieues en construction puis arrivons à Izmit. La pollution est horrible, l’air est suffocant, la poussière et la fumée des usines nous prennent à la gorge. L’autoroute passe devant des raffineries, des quartiers minables d’immeubles tous sur le même modèle, hautes tours de ciment, certains pas encore terminés, d’autres en ruines.
Séisme Le séisme a détruit les immeubles au hasard. Pourquoi celui-ci ? A côté la tour voisine identique est habitée avec des rideaux aux fenêtres. Cela me rappelle la tempête. Les cités d’urgence de baraques ou de containers s’étalent dans des zones désertes ressemblant à des camps militaires. Dans les champs, les vaches traînent toutes seules. Il y a même une yourte parmi des abris de fortune.
Nous avons quitté l’autoroute qui continue vers Ankara. Rapidement nous nous perdons. La carte est d’un piètre secours, nous traversons au jugé la zone sinistrée sur de vilaines pistes de terre, personne ou presque pour nous renseigner.
Seul îlot de verdure le long de Marmara : une zone militaire. Partout des constructions défigurent le paysage. Pas de village : des villes de HLM de 15 étages qui se succèdent, certains, neufs, sont vides (le séisme ?) Cette urbanisation est effrayante.
Après Yalova, enfin la campagne ! Des collines couvertes de vergers et d’oliviers, sur le bord de la route, on vend des pêches. Pas moyen de s‘arrêter pique-niquer.