Promenade du soir en direction de l’embarcadère, repérage à pied du parcours que nous emprunterons demain en voiture. Nous n’aboutirons pas. La route que nous sommes censées prendre est occupée le soir par les tables des restaurants de poissons, fleuries de glaïeuls ou de lys, classieux mais encore vide à 7heures et demies. Ce qui n’empêche pas les serveurs de nous héler, agaçant ainsi beaucoup D.
Nous traversons le boulevard Kennedy qui longe la mer de Marmara. Il y a des poissonneries magnifiques et luxueuses devant des maisons de bois basses et bien repeintes. Le poisson est très frais. Dans des bassines nagent des sardines vivantes. Un « poissonnier » vante en français sa marchandise, nous fourre dans la main la carte de restaurant « pour vous le raki sera gratuit », un autre racole moins élégamment et tape sur l’épaule de D.
Le long du rivage de Marmara, des hommes se baignent, font du jogging (en survêtement par cette température), jouent au foot, font éclater des ballons de baudruche en tirant à la carabine. Pas une seule femme à l’horizon ! Heureusement, nous sommes transparentes. Plus loin, des familles pique-niquent, certaines ont apporté le barbecue.
La soirée est très claire, on distingue les quartiers asiatiques et les îles. De nombreux bateaux de marchandise à moitié rouillés sont en rade. Nous remontons vers l’hippodrome par les rues que nous connaissons maintenant bien en nous maintenant sur les « courbes de niveau ».