Les sols de
l’ancien palais de Constantin ont été restaurés et protégés.
Les mosaïques représentent des motifs animaliers : un âne donnant une ruade nous accueille, puis tout un bestiaire. Tantôt des scènes de chasse parfois très sanglantes : un ours dévorant un agneau, un serpent. Parfois des scènes bucoliques où des chèvres et des moutons paissent. Assez peu de personnages humains, des chasseurs armés, un enfant portant un lapin, Pan ou un satyre. Extrême variété des animaux : éléphants, lions, tigres, ours, loups serpents, faucons ….Difficile d’obtenir une vue d’ensemble, les scènes sont incomplètes.
Des souvenirs de Piazza Armerina ou de Coninbriga surgissent. Les mosaïques étaient en meilleur état … Même si nous avons déjà vu de plus beaux exemples, ces mosaïques me touchent comme les bas reliefs de l’hippodrome, marquant la permanence de la cité de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Constantinople où les civilisation se superposent sans s’oblitérer. Avec une extrême variété des styles et des thèmes et toujours un fil conducteur visible.
Nous rentrons à l’hôtel très tôt pour nous doucher et nous reposer des visites et surtout de la chaleur écrasante. C’est le jour le plus chaud depuis notre arrivée : on parle de 40 °C. Mais cela me paraît exagéré.
Après la douche, la lessive, je m’installe dans le fauteuil, la fenêtre ouverte, au mépris de la climatisation, protégée des regards par la ramure du platane, j’écris.