Installé dans un beau palais sur l’
hippodrome, il est bien agencé avec la clim, de jolies vitrines bien éclairées et beaucoup d’explications.
Nous remontons dans le temps des Seldjoukides jusqu’au début du XXème siècle. Les objets sont variés : calligraphies, objets de cuivre, tapis de toutes les époques.
Je suis séduite par les rouleaux portant le
monogramme du sultan enluminé, toujours le même mot avec d’infinies variétés dans les courbes et les proportions, tantôt il me semble voir une bougie et sa flamme tantôt un cyprès.
Les
tapis sont souvent usés. Les motifs et les couleurs différent selon les époques et les provenances. Je pense à tout ce que j’ai loupé en prêtant si peu d’attention aux paroles de Grand Papa qui portait en lui la science des tapis. 27 ans après sa disparition, je prends conscience de l’héritage perdu. Jacqueline a été plus attentive et a plus retenu. Elle était aussi plus âgée – trois ans à l’adolescence- cela compte. Papa parle finalement bien peu de tout ce savoir là. Grand-papa savait reconnaître un tapis ancien d’un mécanique. Il connaissait les motifs. Je regarde ces merveilles avec un air profane alors que j’ai grandi, moi aussi, sur des tapis de valeur.
Au rez de chaussée : présentation de la
section ethnographique : photos de Yörüks et de leurs yourtes. Je pense aux livres de Yachar Kémal, luxe des couleurs des kilims. Puis reconstitution d’intérieurs de sédentaires, toujours avec des kilims ; même les sacs de grain sont entreposés dans des tissus colorés. Puis intérieur bourgeois du début de ce siècle : meubles et costumes européens avec seulement quelques détails orientaux : bijoux meubles en marqueterie d’ivoire et de nacre.
Pique-nique devant l’
Obélisque en compagnie de l’Empereur et de ses Romains, j’aime beaucoup ce bas-relief.