Pour parvenir à la
Kahryié Camii il faut prendre un taxi. Nous arrivons trop tôt sur une jolie placette occupée par des cafés et des marchands de souvenirs. Les maisons de bois peintes sont basses avec des balcons de bois fermés en surplomb. On se croirait à la campagne loin de la ville. Toutefois le coin tranquille est petit, à deux pas s’élèvent des immeubles hideux.
L’église est construite en briques et pierre, au mortier rouge comme la brique. Elle est d’assez petite taille, très petite comparée aux autres monuments d’Istanbul, mais beaucoup plus grande que les basiliques grecques. Nous flânons, émerveillées par les mosaïques et fresques en parfait état de conservation éclairées par une très belle lumière : le soleil entre à flot et l’éclairage artificiel est bien étudié. Malheureusement nous avons oublié le Guide Bleu. C’est frustrant de ne rien comprendre.
Image insolite : une sorte de vizir coiffé d’un turban à la turque, offre une maquette d’église à coupole au Christ. Ce n’est pas un Turc mais un ministre byzantin, son costume est surprenant !
Autre curiosité : au dessus de la vierge dans son tombeau
(Dormition) le Christ porte un bébé qui est l’âme de Marie. Inversion insolite pour moi du stéréotype de la Vierge portant l’enfant. Gallimard est ici insuffisant.
Mais nous ne restons pas longtemps dans l’ignorance : les groupes de touristes font leur apparition : D’abord les Japonais (la plaie ! Bruyants et incompréhensibles)- puis des Italiens (parfaits dans les églises, ils sont cultivés et leurs conférenciers ne débitent pas les lieux communs - au contraire- ils détectent les détails invisibles). Je les suis donc sans scrupule. Leur guide commente les mosaïques représentant la vie de Marie avec des épisodes obscurs : Marie 12 ans présentée au Temple, Marie avec ses prétendants choisissant Joseph, déjà un vieillard à barbe blanche, les premiers pas de Marie … cette visite est un enchantement. Une surprise aussi : les peintures tardives ressemblent plus à la peinture italienne qu’aux icônes grecques et se rapprochent de celles de Mistra.
Circuit panoramique en taxi A la sortie un taxi nous propose ses services. Il nous fait faire un circuit panoramique longeant les remparts jusqu’à la Corne d’Or. Nous montre de loin le
Café Pierre Loti. Traverse
Balat. Les maisons sont en piètre état. Je pense avec nostalgie aux juifs qui vivaient là mais j’aurais bien du mal à retrouver leurs traces.
Rustem Pacha Camii,
Marmara, les
murailles maritimes. Arrivés à l’
Hippodrome je lui donne 10 millions. Par un tour de passe passe il substitue le billet à un d’un million et réclame la suite. Comme je ne suis pas contente du tout et que je lui demande la monnaie sur 10 millions, il me rend très vite plein de billets. Je pensais trouver un billet de 5millions. Celui ci a été escamoté et remplacé par 500000. Le parcours touristique a coûté bien cher !