Le temple du That Luang à VientianeLe temple du That Luang est le monument le plus sacré du Laos, un emblème national. Le temple est situé au nord de Vientiane, au bout de la longue rue qui porte son nom. Des missionnaires du roi de L'Inde Ashoka auraient édifié à cet emplacement une stupa renfermant le sternum du Bouddha historique.
Il règne dans les rues une agitation peu commune pour cette capitale aux allures provinciales où tout semble aller d'un rythme lent et régulier. Mais aujourd'hui, les policiers sont de sortie et tous les rickshaws de la ville sillonnent la ville.
La grande fête annuelleTout Vientiane s'est donné rendez-vous. On vient en voiture, en bus, en rickshaw ou "samlor", trois roues, comme on dit ici. Des familles entières arrivent en scooter, un gosse devant, un autre entre le père et la mère, à bicyclette ou à pied. Leurs bras sont chargés d'offrandes. C'est la grande fête annuelle du That Luang.
A cette occasion, des milliers de moines et de novices affluent vers la capitale. Le long de la large allée qui mène au temple, la couleur orange prédomine. Les moines attendent, le visage souriant et amusé pour les plus jeunes, impassible pour les plus anciens. Devant eux, leurs sébiles sont disposées sur une table de fortune. Mais ce matin, pas besoin de déambuler dans les rues, les sébiles se rempliront toutes seules.
Le Noël des moinesDans l'enceinte du temple, les familles se réunissent. Rapidement, on refait le compte. Des biscuits, des soupes instantanées, du riz, des fleurs, et des liasses de billets de 500 kips (50 euro cents). Le costume national du Laos est de rigueur et les femmes portent leurs plus beaux habits. Un jour comme aujourd'hui est une belle occasion de se faire photographier devant le temple. Entre deux clichés, les photographes professionnels notent rapidement les adresses des clients.
Ici comme partout à l'extérieur du sanctuaire, des lignes s'ébauchent, formant une queue interminable. Tout le monde se presse devant les moines. Devant chacun d'eux, les fidèles déposent un billet, un peu de riz et quelques biscuits. Il en faut pour tout le monde.
Les sébiles se remplissent, se vident et se remplissent de nouveau. Les moines bourrent d'énormes sacs de toile de victuailles, et mettent dans leurs poches l'argent qui servira à rénover un dortoir ou un sanctuaire. Pour nos yeux d'occidentaux, la fête ressemble à un Noël des moines.