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 Carnet de voyage – miriam
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Egypte Egypte 2008- Moyenne Egypte, Alexandrie Sinai Dans ce carnet :
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Crée le 24/05/08
Dernière modification le 14/06/08

journal de bord racontant nos rencontres, nos visites. visites de sites Pyramides et tombeaux mais c'est surtout la vie quotidienne des campagnes égyptiennes qui nous a touché,

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 El Minia en route vers Tell Amarna : Canne à sucre - Egypte

Une culture s’impose vers le sud : la canne à sucre qu’on récolte en ce moment. plants verts On désherbe à la binette des plants encore verts. Sur le bord de la route, des grands tas de cannes aux feuilles jaunes attendent. Des hommes chargent les camions qui les levreront dans des sucreries industrielles. Nous en voyons une près de Malawi. Anouar nous fait aussi remarquer les rails à faible écartement du « train de la canne ». Nous croisons même une caravane de dromadaires chargée de cannes. Là, nous réclamons un arrêt pour la photo !

Anouar descend avec nous – pour notre sécurité ? – en tout cas, sans ce chaperon, nous n’aurions pas osé photographier sans vergogne les hommes au travail. Anouar se fait offrir plusieurs cannes qu’il range dans le coffre. Les dromadaires s’ébranlent. Nous remontons dans le microbus jaune. Un homme âgé en gallabieh marche droit sur nous avec assurance venant réclamer – quoi ? De l’argent sans doute – Anouar brandit son talkie walkie militaire. Impressionné, l’homme recule toute réclamation cessante, et les autres, à sa suite, se dispersent. La police fait peur ici.

En plus de la grosse sucrerie moderne nous verrons entre Mallawi et Tell Amarna plusieurs sucreries traditionnelles avec leurs cheminées qui dépassent un bâtiment de pierre qui fume. Juste avant l’arrêt de Tounah el Gebel, Anouar nous en fait visiter une. Dans la pénombre, le sucre liquide refroidit dans des bacs en ciment. Il a une drôle de couleur noirâtre. Dans une cour sont installées deux rangées de cuves hémisphériques dans lesquelles bouillonne le jus de canne jaune vert. Dans certaines le jus mousse. Des hommes font passe le liquide bouillant d’une cuve à l’autre avec des sortes de louches à grand manche de bois. Il règne une grande animation. Une douzaine d’homme se pressent autour des cuves. Le long du mur extérieur, le jus frais de la canne arrive par une gouttière. Le moulin à canne est plus loin, on presse les tiges à l’extérieur. Pour voir la grosse presse il faut piétiner de gros tas de tiges pressées. Nous avions déjà vu des moulins à canne au Cap vert et à Cuba. Mais il était destiné à la distillation de la grogue ou du rhum.

Cette visite est sûrement le clou de la journée. Les Egyptiens antiques du temps des Pharaons me passionnent mais  les vivants m’intéressent toujours plus!

Chaleur

La promenade dans la campagne me ravit. Des petits bourricots chargés de luzerne trottinent et parfois galopent avec un gamin sur le dos. Il fait très chaud – plus de 40° peut être 45° à l’ombre. On rafraîchit les buffles en les emmenant se baigner dans le canal. Un gamin balance des seaux d’eau sur son buffle. Vers midi, les ânes sont si accablés qu’ils se couchent sur le flanc. Et pourtant sous ce soleil de plomb, hommes et femmes travaillent dans les champs ou s’arrêtent bavarder dans les rues des villages. Les policiers se tiennent debout aux carrefours, notant les passages, une simple casquette sur la tête.
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