Le village copte de Deir –Gabal-at-Tair est perché en haut de la falaise.
Sur la place, de curieuses installations : des poutres multicolores assemblées en V renversés : ce sont des balançoires avec des nacelles métalliques peintes en damiers de couleur : la « Foire du Trône » villageoise. Les maisons de pierre ont de jolies arcades romanes et des croix sont peintes partout.
Devant la vieille église (il y a aussi une église neuve en ciment) une terrasse a un panorama qui vaudrait à lui-même le déplacement. Nous dominons la vallée cultivée, les petits champs en damier, les bosquets de palmiers. Pour le cadrage de la photo, c’est au jugé : le soleil se reflète sur l’écran de contrôle. Nos appareils manquent de viseur. Il existe maintenant des appareils numériques avec un viseur mais ils sont hors de prix. On retravaillera à l’ordinateur !
La vieille égliseDu dehors, la petite église ne paie pas de mine. Dans le narthex on se déchausse. Le porche y est sculpté de scènes minuscules avec des personnages, des animaux, des motifs géométriques. Ces sculptures figuratives rappellent un peu l’art roman. A l’intérieur le plan de l’église est celui d’une église grecque. L’iconostase est en bois travaillé en chevrons. Pas de sculpture figurative ici mais des icônes anciennes installées au dessus. Au mur,
les peintures sont modernes et sans grand intérêt.
C’est aujourd’hui le dimanche des Rameaux. De nombreux villageois endimanchés sont dans l’église. En dehors de tout service religieux, ils sont assis tranquillement comme nous l’avons vu faire les musulmans dans les mosquées. Sont ils venus pour prier ou simplement pour se réunir ?
Nabil fait un film avec son téléphone portable puis nous entraîne au monastère ; la boutique recèle tout un fatras allant de la cassette vidéo au Puzzle de la Fuite en Egypte mais pas de carte postale touristique que j’aurais pu acheter et envoyer. Nabil a choisi pour nous une brochure trilingue : La Fuite en Egypte illustrée 10 LE, c’est le moins qu’on puisse laisser.