Convocation pour 4H35.
Le guichet de Swiss Airline n’ouvre qu’à 5H05. L’aérogare est déserte à 4H20 quand nous arrivons.
A 5H30 nous enregistrons les bagages. Tout le monde a réservé son siège par Internet.
7H05, une petite heure nous sépare de Zurich. La barre montagneuse des Alpes dépasse la couverture nuageuse. C'est une Suisse de carte postale, sommets pointus enneigés, chalets aux toits pentus, colombages comme en Alsace. L’aéroport de Zurich est tout neuf, design, impeccable. Escalators qui fonctionnent, sièges en similicuir confortables, boutiques grand luxe…Nous sommes en Suisse ! Une navette souterraine relie l’aéroport international : métro dans un tube sonorisé, clarines des troupeaux, meuglements. Les touristes sourient, les Suisses sont habitués.
La côte égyptienne rectiligne et sableuse ourle les petits champs allongés du Delta. Je ne sais pourquoi ces bandes vertes étroites perpendiculaires aux canaux d’irrigation me font penser à du papyrus. Certains sont rectilignes, coupés d’écluses ou de digues, d’autres, plus sinueux. J’essaie de deviner quel cours d'eau est une branche du Nil. Finalement je le reconnais avec ses îles, ses roseaux, ses barges très plates. Le désert n’est pas loin. L’avion survole Le Caire avant d’atterrir sous les applaudissements.
D’autres avions ont atterri de concert, il y a foule aux guichets. Des policiers, très consciencieux, tournent et retournent les passeports avant de les tamponner. J’avais craint une chaleur torride. Il fait 29°C – température très agréable –je supporte stoïquement jean et pull-over en lambswool.