Avec la fraîcheur du soir, nous montons au kastro, la forteresse élevée au 15ème siècle par les Chevaliers hospitaliers au sommet du village. Gardienne hiératique, une grande chèvre blanche aux cornes enroulées est installée sur le chemin de ronde et nous regarde de haut. Le sentier s’élève dans les pistachiers à mastic taillés en petits arbustes. La sauge odorante a es feuilles charnues bleu-gris. Il y a aussi toute une collection de chardons : des bleus aux grosses boules un peu passées, des verts aux motifs compliqués, d’autres secs. Nous passons une belle arche pour pénétrer dans la cour : c’est le domaine des chèvres de tout poil : noires, fauves, grises…Certaines curieuses lèvent vers nous de grands yeux aux pupilles fendues horizontalement.
La cloche appelle les villageois aux liturgies. Il règne une grande animation au village. Beaucoup de jeunes, d’enfants que nous n’avons pas vus la veilles. Les enfants de notre logeuse sont venus pour le week end et nous partager devons la courette. Heureusement nos horaires sont décelés. De cours en terrasse les enfants courent, les gens s’interpellent. Par deux fois je monte sur la place pleine de voiture mais il ne s’y passe rien de spécial. Dans la cour de l’école, les enfants jouent surveillés par leurs mères. Sur la place devant la superette, les vieilles dames ont apporté leurs chaises. Au micro on entend des annonces en grec que je ne comprends pas.
La sieste de l’après midi me permet de profiter un peu plus longtemps de la douce nuit d’été sous es étoiles.