En vol pour AthènesVosges ou Jura ? Les pics enneigés des Alpes dépassent la couverture nuageuse. Ces montagnes spectaculaires et abruptes : les Dolomites ?
La Côte Adriatique rectiligne , quelques îles croates. L’avion traverse l’Adriatique. Je reconnais parfaitement le Gargano, Vieste et les falaises blanches puis Bari, Brindisi et même au loin Taranto et la Mer Tyrrhénienne. Les villages des Pouilles s’étalent comme de grosses taches blanches et rondes dans la campagne.
Retraversée de l’Adriatique : Corfou, Ithaque. L’avion coupe à travers les Péloponnèse : j’identifie Nauplie à sa forteresse Palamède et l’îlot devant le port. Nous sommes privés d’Acropole, l’avion a fait un crochet au dessus de la mer pour arriver au nord de l’Attique par Raffina.
Athènes-RhodesLe Boeing 737 d’Aegean pour Rhodes est complet. Vol de moins d'une heure. A posteriori, nous regretterons de ne pas avoir pris le ferry. Nous aurions économisé une belle somme et fait une belle croisière.
A l’arrivée sur le petit aéroport Diagoras la chaleur est accablante.
première impressionsL’île n’est pas à son avantage sous le soleil de midi. Route à 4 voies bordée de constructions quelconques : énormes restaurants, amas de céramiques… Heureusement que j’ai fait quelques révisions les panneaux sont écrits exclusivement en grec.
FalirakiFaliraki est une énorme station balnéaire. La route est bordée de supermarchés précédés d’étalages de serviettes de bain du pire mauvais goût ; de chapeaux de pailles, cartes postales.
Certains sont même spécialisés dans l’importation de nourriture du Royaume Uni (quelle horreur !!!). les agences immobilières occupent le terrain avec des placards publicitaires tapageurs oranges.
Rhodes est une grande île boisée qui contraste avec les Cyclades aperçues par l’avion, sèches et rocheuses. Les pins embaument.
A Lindos Une plage en demi cercle est enchâssée dans un village blanc éblouissant. Deux goélettes de bois sombre se balancent dans les eaux turquoise d’une petite crique. Une citadelle domine le village sur l’acropole.
La route longe ensuite la mer dans un paysage encore préservé. Es résidences touristiques sont espacées et de bon goût. A Lardos, nous nous égarons et nous retrouvons sur la route de Rhodes. Le demi-tour est périlleux. La route tortille, la circulation est intense. Et surtout, les automobilistes ne respectent ni limitation de vitesse ni ligne médiane. Ils sont imprévisibles.
AsklipioLa place du village est déserte. A visiter : le kastro, le Musée et l’église de la Dormition de la Vierge. C’est une petite dame en robe bleu nuit aux cheveux blancs très soignés qui nous accueille chaleureusement. Elle monte à bord de la hyundai pour nous conduire dans un labyrinthe de ruelles.
le village est adossé à la colline. Maisons blanches entassées, terrasses imbriquées, ruelles invisibles. La voiture n’ira pas loin. Nous continuons à pied tournicotant dans des ruelles à peine plus large que des couloirs. Le sol cimenté a été décoré d’étranges motifs à la peinture blanche.
La dame ouvre une grille bleue surmontée d’un arceau vert. Quatre marches conduisent à une courette carrelée et peinte en rouge sang, triangulaire sur laquelle s’ouvrent les deux maisons.
notre maison Notre maison grecque est plus vaste qu’on ne l’imaginerait du dehors. La salle à manger et ses dépendances : minuscule cuisine et salle d’eau. Une vaste chambre : un large matelas est posé sur une estrade haute cachant des placards, un canapé de l’autre côté d’un coffre en bois. Au fond de la maison il y a même une dernière chambre avec une mezzanine. On pourrait dormir à 6. La dame nous recommande de cuisiner sur le camping gaz – un bleuet antique
– « il use moins d’électricité ».
Il y a même une machine à laver le linge mais elle ne s’étend pas sur son fonctionnement. Nous ne découvrions qu’après son départ le climatiseur et le ventilo (gourmands en électricité comme les plaques de cuisson).
Notre logeuse propose de nous emmener dans les magasins.
- « Mais pas maintenant, c’est fermé ! »
Nous avons chaud et ne pensons qu’à prendre une bonne douche.
une très jolie maisonUne petite arche sépare la salle de séjour de la cuisine. Cinq assiettes de faïence la ponctuent. Dans un coin de la fenêtre trois assiettes de la même série sont accrochées. Leur facture me rappelle la faïence de Quimper. Intriguée, je retourne une assiette, c’est écrit en grec. Un vaisselier bleu contient des assiettes de porcelaine fine.
Sur le buffet, un savant désordre d’objets anciens : une jolie amphore finement rayée une grosse éponge avec une minuscule étoile de mer incrustée, un vieux bougeoir, une calebasse végétale, une corbeille à pain contenant des galets et un fragment de poterie usé par la mer.
Une table ronde de bois ciré clair et une banquette complètent l’ameublement. Des rideaux de coton crochetés habillent les fenêtres, soutenus par de jolies tringles. Le plafond est recouvert de roseaux. Le carrelage, camaïeu de bruns.
Dans la chambre : une cheminée d’angle. Le dessus du lit est brodé. Si le thème de la décoration de la salle à manger est celui des assiettes, celui de la chambre serait la broderie. Frises de danseuses au point de croix au dessus du lit, frise de fleurs et de fruits sur le bord de la cheminée chemin de table sur le coffre qui sert de table basse.
Le petit supermarché vend de tout. Très peu de fruits. Les pommes, poires et pêches sont aux prix français. Ceux des aubergines, tomates et courgettes ne sont pas affichés; les légumes sont très appétissants.
Nous dînons sur notre terrasse au soleil couchant, une salade de tomates et feta et un hamburger. Nous venons de terminer quand la dame apparaît pour nous emmener faire les courses. Les Grecs n’ont vraiment pas les mêmes horaires que nous !L'épicerie ferme à 23 heures.La propriétaire est étonnée de nous voir dîner si tôt !
Les étoiles se lèvent. La nuit est belle mais la journée a été longue. A 22h (grecques) nous sommes couchées.