Itinéraire :
Ferenciek Ter : autobus 7-913 rouge double à soufflet jusqu’au terminus Etele Ter
Bus Volan (400ftA/R) quai 7-8Nous sortons de Budapest dans la campagne.
Les statuesLes statues de l’ère communiste déboulonnées ont été réunies ici et mises en scène.
On remarque tout d’abord, isolées sur une esplanade, dominant tout de leur hauteur : les
bottes de Staline. Ces bottes appartenaient à une statue gigantesque démolie par la foule en 1956 dont il ne reste qu’une photographie que nous verrons dans l’exposition. Elles ont une signification particulière : ne dit on pas : « sous la botte de Staline… ». Ces bottes écrasaient aussi bien les opposants que les nations satellites.
Un portique de brique au fronton classique comme celui d’un théâtre, mais barré par un mur rouillé, accueille le visiteur. Volonté de mettre en scène cette façade creuse, décor de théâtre vide. Deux niches abritent Lénine et de l’autre côté Marx et Engels. Dès qu’on passe l’entrée, d’une vieille radio s’échappent des chants révolutionnaires. Une « boutique » présente divers objets portant l’étoile rouge. Une Trabant est garée là.
Le premier colosse est le soldat soviétique qui tenait compagnie à la Statue de la Liberté brandissant sa palme sur la colline Gellert. Soldat de l’Armée rouge, il a libéré Budapest mais, d’après notre propriétaire, son tort est d’être resté.
Vis-à-vis des autres monuments, je suis plus indécise. Toute ma sympathie va aux volontaires hongrois de la Guerre d’Espagne, punis ici. L’énorme prolétaire à casquette et aux chaussettes russes, qui semble s’élancer par-dessus les arcades de brique, n’éveille chez moi aucune répulsion. Ni le globe terrestre entre deux mains symbole d’une Internationale prolétarienne révolue maintenant que la Globalisation est celle des compagnies capitalistes.
Que penser de cette composition : uneharangue la foule. manifestation réprimée par la troupe. Un révolutionnaire, Béla Kun
Ce groupe me plait bien. Où était-il ? A Budapest ? D’autres statues sont tristes. Un martyre géant crie sa souffrance.
Un document vidéo : «
la vie d’un espion » montre comment le régime recrutait ses informateurs – souvent par chantage – Découvrant une faute professionnelle, une fraude, une erreur, on enrôlait un agent pour espionner ses concitoyens. Espionnage minutieux, souvent minable.