Au pied du Puy Gros (culminant, aux dires de la carte IGN n°2432 qui accompagne nos pérégrinations, aux alentours de 1485 mètres), ce mercredi de début du mois d’août vers midi, ressemble un peu à la place de la Concorde, à la même heure d’un mercredi mais d’un mois qui ne serait pas dédié (par vocation ou habitude) à la vacance… Alors qu’assurément ce ne soit pas l’espace qui fasse défaut ou manque au pied de ce Puy, indéfectiblement ceux qui remontent le sentier pentu (sentier où pierre et herbe vivent l’une pour l’autre), interrompent leur effort en déposant leur sac (puis en s’abreuvant et en essuyant la sueur dégoulinant de leurs visages empourprés) dans une proximité obscène avec nous (qui, allongés au soleil, regardons simplement ce qui devant nous existe indiscutablement comme un paysage), un peu comme ils le feraient sur une plage de l’Atlantique… Heureusement, ce qui, d’après leurs commentaires véhéments, s’apparenteraient à des « fourmis ailées » se regroupent en escadrilles serrées, les attaquent vigoureusement, les faisant ainsi décamper plutôt prestement à quelques dizaines de mètres de là…
Sont-ce véritablement des fourmis ailées qui défendent les alentours du Puy Gros de ces pratiques trop ostensiblement vacancières ? Cette information ne pourra pas être scientifiquement vérifiée lors de notre expédition, comme ne l’aura pas été l’hypothèse de la prolifération de la mouche domestique (musca domestica) dans la région des Puy. Cette mouche (mais ne l’a-t-on pas finalement confondu avec la « fannia canicularis » ?) vous poursuit avec obstination par nuée dès que le chemin et la température s’élèvent et vous attend également là où le soir vous gîtez, alors que douché et (raisonnablement) propre vous pensez éradiquée la raison de cette poursuite (constituée principalement des émanations odoriférantes de sueur). Mais, comme il nous le sera précisé par une représentante de la population autochtone, interrogée à propos de cette hypothèse d’augmentation conséquente de la concentration de la musca domestica (subodorant déjà une éventuelle corrélation de ce phénomène avec le réchauffement climatique) : « ben ici, les mouches, c’est un peu normal, on est à la campagne… ».