A la naissance d’une fille dans une maison, une grande fête est organisée. On accueille bien les garçons aussi mais les réjouissances sont moindres.
Donc, dès son entrée dans la vie, la fille est habituée à être considérée comme supérieure. Si la famille est suffisamment riche, elle envoie la fille à l’école alors que les garçon restent à la maison pour aider aux travaux.
Quand elle atteint treize ans, on célèbre ce passage de l’enfance à l’âge adulte par une autre fête comparable à un mariage. La fille reçoit alors une chambre qui sera sienne toute sa vie où elle peut recevoir ses partenaires.
Dans ma famille, les jeunes filles s’habillent un peu comme les chinoises de nos jours, pantalon et tunique mais elles revêtent le costume traditionnel pour les jours de fête. Il est très beau et elles me le font essayer, ce qui est très agréable. Il est composé d’une jupe longue, blanche, et d’une élégante tunique rose ou bleue, nouée à la taille par une ceinture en laine tissée bariolée.
Plus la jeune fille a des amants, plus la ceinture est large. Une jeune fille qui n’a qu’un seul partenaire est moins considérée. Une fille laide n’hésite pas à s’inventer des amants car une ceinture mince la ridiculiserait. C’est l’inversion de nos valeurs judéo-chrétiennes !
Leur coiffure est très seyante, composée d’un turban torsadé qui remplace les longues nattes de jadis. Maintenant, elles sacrifient à la vie moderne et ont les cheveux courts. Des rangs de perles et de grandes fleurs roses couronnent leur front. Les vieilles dames revêtent aussi un jupe longue et une tunique de couleur plus sombre, beige, gris, marron. Leur coiffure, une sorte de laine roulée en turban, est beaucoup plus sobre que celle des jeunes filles mais non sans grâce.
Pour les activités de chaque sexe , on peut s’apercevoir que ce n’est par contre pas très différent de chez nous : les hommes effectuent des tâches qui demandent de la force physique, travailler les champs, abattre les arbres... ils s’occupent aussi des animaux de la ferme... Les femmes ont la responsabilité des enfants, de la cuisine, de certains travaux des champs, mais contrairement à notre société occidentale, ces occupations sont valorisées. Ce qui est vraiment différent, donc, c’est qu’elles ont l’autorité, le pouvoir de décision et qu’elles sont propriétaires du bien familial.