Après voir vécu trois jours chez la belle Moso, je décide de changer pour un autre logement plus joli et qui me coûtera 4 euros. Il est tenu par des intellectuels chinois qui ont décidé de quitter Pékin, de rompre avec la grande ville pour vivre à la montagne. Ils ont restauré avec goût une maison ancienne et ma chambre donne sur le lac.
Avec eux, je peux avoir quelques échanges verbaux, car ils parlent anglais et ainsi apprendre beaucoup sur les coutumes de ce peuple. Mais je les quitte car il y a trop de bruit. Dans le local au rez-de-chaussée est intallé un café-restaurant qui passe des rengaines chinoises tard dans la nuit.
Je trouve enfin une très belle chambre avec une salle de bain art déco, dans une maison traditionnelle, un vrai luxe pour 6 euros.
La très belle habitation à un étage, où je vais poursuivre mon séjour désormais, est en bois. Les différents corps de logement se répartissent autour d’une cour carrée avec une seule entrée. En face, se trouve le logis de la mère, chef de famille, à côté et au-dessus, le temple où la famille peut prier ses dieux. De petit drapeaux de couleurs variées sur lesquelles sont inscrites des prières décorent la façade.
Au rez-de-chaussée sont aussi parquées les bêtes de la ferme.
Dans une aile, une salle commune sert de lieu de réunion aux frères. N'oublions pas qu'ils passent le nuit chez leur compagne. Du côté opposé, au premier étage, se répartissent les chambres des filles à côté desquelles je loge. Chacune ouvre sur une galerie de bois qui encercle la cour.
Chaque fille de la famille peut ainsi recevoir ses amants en toute discrétion car une entrée directe par un escalier sur la galerie permet un accès à sa chambre.
Certaines maisons sont moins riches et plus petites. En bois, elles aussi, elles présentent la même organisation autour d'une petite cour carrée pleine de fleurs et de plantes ornementales cultivées dans des pots. Des grappes de maïs mis à sécher sous les toits créent des taches de couleur réjouissantes...