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Les villes nouvelles : essor et crise de développement de la ville du Caire

Article de sebjal le 07/03/2006 14:23

Au Caire, un constat s'impose : le mouvement de fuite des classes aisées du centre de la capitale se poursuit. Les anciens quartiers de la capitale, ornés de monuments fatimides ou toulounides magnifiques, sont aujourd'hui habités par les classes populaires. C'est notamment le cas du Caire islamique fatimide (Khan el Khalili, quartier de la mosquée bleue) et de Sayeda Zeinab (voir photo : quartier de Sayeda Zeinab avec vue sur la mosquée médiévale de Sultan Hassan).

Ce mouvement touche aujourd'hui d'autres quartiers du centre : il suffit de voir le côté de plus en plus vieillot de Talaat Harb, ancien quartier phare européen, celui où intellectuels et contestataires de tout poil se rencontraient dans le Club grec ou au Café riche, pour prendre conscience que ce phénomène ne s'est pas inversé. Derrière les façades des immeubles "haussmanniens", on peut observer des intérieurs souvent en mauvais état, voire en ruine. Même le quartier de Garden City n'a plus la faveur des égyptiens aisés : y restent les ambassades et les hôtels chics, plus des expatriés qui veulent rester prêt de leur lieux de travail. Seul Zamalek échappe à ce phénomène, singularité insulaire aidant....

La réalité s'impose : les classes aisées et moyennes cherchent de l'air pur, du calme et de l'espace : en témoigne l'essor vertigineux des villes nouvelles : le 6 octobre, Rejab, Medinet Nasr etc... Les prix des logements y ont doublé en quelques années. Il s'agit là d'un constat d'échec dans les politiques d'aménagement du Caire. Les gens vont vivre de plus en plus loin, dans des quartiers tous semblables, fermés et protégés de la fureur de la ville. Et pourtant, Le Caire est une ville avec un très faible niveau de violence sociale. Mais comment faire face à un développement démograhique qui fait du Caire la ville la plus polluée du monde, avec 18 millions d'habitants sur un espace relativement restreint ?

Les alentours du Caire sont là pour nous rappeler que l'avenir de cette ville se construit aujourd'hui, pour le meilleur et pour le pire, en plein désert...








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