Il ne vous faudra pas longtemps pour vous en rendre compte : les espaces verts font cruellement défaut au Caire. La plupart sont désormais transformés en clubs de sport privés pour la haute bourgeoisie. Tous les grands jardins historiques de la ville ont peu à peu disparus au profit de l’urbanisation galopante : le jardin des plantes, crée en 1872, le jardin de l’Ezbekiya, le jardin d’Ibrahim Pacha à Roda...
Dans certains quartiers, comme le centre-ville, la verdure est inexistante. Enfin, vous pourrez peut-être vous consoler dans le jardin du palais de Gezira (l’actuel Mariott), crée par le Khédive Ismaïl en 1868. L’endroit est agréable, quoique très touristique... Ce jardin, très petit, mesurait pourtant 2200 hectares lors de sa création !
Difficile, dans ce contexte, d’échapper aux longues journées d’été. La ville du Caire peut vite s’avérer étouffante. Néanmoins, il ne faut pas négliger certains lieux, qui méritent une attention toute particulière :
Le palais Mohamed Ali, à Manial (nord de l’île de Roda).
C'est un endroit reposant. Sur 22 000 m² sur les bords du Nil, vous pourrez flâner entre les différents pavillons qui composent l’ensemble.
Le parc El-Azhar (voir photo).
Inauguré il y a à peine plus d’un an, il est rapidement devenu un lieu cairote branché. Une vue panoramique incroyable sur la vieille ville, des restaurants bons et pas trop chers, un théâtre, tout à été fait pour remédier au manque de jardins au Caire.
Le musée de l’Agriculture.
Ce musée pourrait faire penser au jardin des plantes parisien, avant sa restauration. On y découvre des collections d’outils et d’animaux empaillés dans une scénographie vieillotte assez charmante. Cela fait un peu museum d’histoire naturelle... Décalage total assuré ! Le jardin aux alentours est agréable, même s’il se trouve tout près de l’autopont.