Aroussiak
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Témoignages d’une guide en Arménie
Aroussiak Melkonyan est une jeune Arménienne qui accompagne des groupes de voyageurs francophones et hispanophones dans toute l’Arménie et le Haut Karabakh. L’une des 121 guides licencés en Arménie, passionnée pour son métier qu’elle pratique ça fait 3 ans déjà elle nous raconte son vécu personnel et définit l’Arménie comme “le pays des contrastes”.
Q: Qu’est-ce que c’est pour vous d’être guide en Arménie? A.M. Tout d’abord c’est une grande responsabilité. Ce n’est pas uniquement animer un voyage et le rendre intéressant pour les touristes, mais c’est représenter mon pays et être l’ambassadeur du peuple arménien devant un groupe d’étrengers.
Q: Qu’est ce qui les attires jusqu’ici? A.M. Ils arrivent avec des buts les plus différents, quelqu’un cherche l’inconnu ou l’exotique, l’autre passionné par la photographie vient en chasse de nos paysages montagneux ou les restes du régime soviétique. Il y en a ceux aussi qui s’évadent dans un voyage qui n’a été guerre organisé mais qui est le résultat de l’envie de partir. Et rares sont ceux qui marqués par notre histoire tragique admirent notre culture, notre attechement à nos traditions, la beauté de nos légendes et rituels. Ce n’est pas chaque visiteur qui voit le genie d’architecture en regardant une église médievale. Nous vivons dans un petit pays qui est très varié et parfois très contrasté. L’intérêt envers l’Arménie s’accroit d’une année à l’autre et le fait d’avoir plus de visiteur d’origine non arménienne est la confirmation de ce fait. Parfois je pense que si le monde nous connaissait mieux mon travail ne serait pas aussi passionnant. Q: Quel serait votre point de mire? A.M. Mon objectif c’est de les remmener à l’aéroport contents de leur séjour, pleins d’émotions, bien concients d’avoir visité un pays unique en beaucoup de sens et surtout d’y avoir trouvé quelque chose de soi.
Q: Est-ce possible dans une semaine ou dans 10 jours? A.M. Mais oui, je suis persuadée que si on veux bien on peut faire beaucoup de choses dans une semaine ou même dans une journée. Me voilà armée de tout mon charme et de tout ce que j’ai appris dans ma vie de 25 ans, pour accomplir une tâche aussi lourde. Certes je ne suis pas seule et je fait partie d’une équipe, mais c’est à moi d’être fier lorsque c’est le cas, en tant que porteuse de cette culture, c’est à moi de pallier les petites failles et les manques d’infrastructure. Finalement c’est à moi de rougir quand on assiste à un fait négatif en Arménie. Q: Donc vous êtes confrontées face à face à des situations indésirables ou des choses que vous ne pouvez pas changer ou améliorer toute seule. Votre attitude? A.M. Je ne cherche pas à offrir une image du pays qui serait mieux que la réalité ou d’être la guide idéale qui peut répondre à toutes les interrogations. Je n’arrive pas à réserver un beau soleil tout les jours du voyage, mais je suis sensée d’être une compagnie cultivée et toujours bien informée, suivre l’actualité et offrir un bon humeur. Q: Tout cela, paraît-il, devrait entraîner une préparation spéciale dans une école de guides touristiques. Comment ça marche en fait? A.M. C’est vrai que pour avoir la license de guide ou même celui d’accompagnateur il faut passer au Ministère de l’Economie, réussir un examen assez fastidieux de 16 disciplines, mais qui ne fait aucune inspection aux connaissances de langues étrangères et ne vous ajoute surtout pas la vocation et l’amour pour le métier. Q: En bref, le plus grand des inconvénient et des avantage du travail d’une guide? A.M. Il est saisonnier. J’en profite à partir de Pâques et cela peut arriver jusqu’à mi-novembre. L’avantage est mon indépendence et les mois qui restent c’est mon tour de voyager et découvrir.
Q: Quels sont vos outils de travail? A.M. Le sourire … et le micro dans le car, que j’aime bien.
Q: Le choix a-t-il été facile? A.M. Non. Ce n’est pas après une longue méditation mais en accompagnant les groupes en tant que bénévole que je me suis décidée et sans doute j’ai des paroles de remerciement pour tout ceux qui m’ont encorragée pour continuer, car au départ ça n’a pas été facile. J’ai rencontré des gens formidables, desfois très exigents et très curieux qui m’ont beaucoup appris et m’ont formée sans y refflechir.
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