<< Les guides de voyage : partagez vos expériences vécues et vos voyages. Italie : partir, voyager, infos pratiques >>
Italie : 46 destination(s) proposée(s), 290 article(s) et 588 photo(s) publié(s)
Voix Nomades – Accueil >> Guides de voyage >> Italie >> Toscane >> Lire - Voir - Ecouter >> Lire avant, pendant, après un voyage en Toscane...
 Italie - Toscane - Lire - Voir - Ecouter
carte Italie 290 article(s) publié(s)
588 photo(s) publiée(s) - voir photos
30 membre(s) à (ont) écrit sur cette destination
9 membre(s) réside(nt) dans cette destination
Lire, voir, écouter sur :

Ecrire dans cette rubrique
Tous les articles | Articles recommandés
Partir ...
 Lire avant, pendant, après un voyage en Toscane...
Lire avant, pendant, après un voyage en Toscane...

Article de miriam le 02/10/2006 14:50

Voici une liste de mes lectures autour d'un voyage en Toscane.

    STENDHAL : Chroniques italiennes
J’avais cru trouver une relation de voyage. Voici que ces chroniques sont des traductions de manuscrits anciens relatant des « faits divers » arrivés à diverses périodes de l’histoire italienne. Véritables manuscrits ? Traductions fidèles ? Sortes de nouvelles écrites dans un style italiénisant relatant des histoires de couvents, de bandits, d’amour voire d’inceste. Extrême violence de ces meurtres parfois d’honneur, parfois gratuits. Curieuse vie de couvents où les nobles jeunes filles enfermées par leurs familles ne voulaient renoncer ni à leur vie mondaine, ni à leurs amants. Chaque voyage est prétexte à une rencontre littéraire avec un grand écrivain. Stendhal sera-t-il celui de notre prochain voyage ?

    AUTREMENT : Toscane
Recueil d’articles très divers sur le thème de la Toscane. Interviews avec des personnalités extrêmement diverses : des amateurs d’art, un éditeur de livres anciens, un industriel collectionneur d’art moderne qui décrit la passion de la découverte de talents nouveaux, un paysan original qui a construit un hélicoptère sur le modèle de Léonard de Vinci, vote communiste mais regrette le temps de Mussolini, Léo Ferré, bergers sardes et bandits, avocat et juges… des interviews et des récits d’écrivains. Étonnante diversité mais toujours une méditation sur la place de la beauté, de l’art. Permanence de personnages toujours présents comme Dante ou Machiavel. Il me faudra rendre ce livre avant les vacances, j’aimerais bien pourtant relire ces courts textes;

    Frances MAYES : Sous le soleil de Toscane
C’est le livre qui a donné à Dominique l’envie de Toscane. Elle l’avait acheté pour lire en Sicile. Carnet de bord d’une universitaire américaine qui rénove une villa près de Cortona dans le sud de la Toscane près du lac Trasimène. Chronique de leur découverte de la Toscane et de leurs travaux de rénovation. Aussi un livre de cuisine italienne.
Lecture facile et très agréable. L’Italie vue par une Américaine, littérature de journal féminin de décoration. Les démêlés avec les artisans italiens sont très divertissants, les ouvriers les plus fiables sont des Polonais ! Découvertes naïves d’une américaine des fruits mûrs achetés chez le fruitier qui ne se conservent pas comme aux Etats-Unis dans des frigos immenses. Mieux qu’un guide touristique, elle nous promène dans cette région un peu ignorée des guides touristiques qui se bornent à la région de Florence, Sienne ou Pise. Nous découvrons la Maremme, les Etrusques et de nombreux petits villages.

    Dominique FERNANDEZ : La Course à l’abîme
En préparation de notre voyage en Toscane, Dominique Fernandez est encore la meilleure référence culturelle. Biographie du Carravage. L’Italie, 1600, Milan, Rome, Naples, La Valette, la Sicile... Rivalités entre les clans français et espagnols dans les Etats du Pape. Leçon d’histoire et de géographie, mais pas seulement. C’est surtout une leçon magistrale d’histoire de l’art et de lecture d’un tableau. Le Carravage est un peintre que je ne connaissais que de nom. C’est donc une découverte. Découverte d’autant plus importante que la peinture du 17ème siècle me laissait indifférente. Alors que je me prépare à visiter les Offices je me suis passionnée par la description des tableaux. Importance des symboles dans la peinture religieuse, genèse d’un tableau, le peintre y place son imaginaire, ses amours, sa vision des personnages qui l’entourent. Les prêtres y lisent tout autre chose. Exégèse biblique de tous les détails. Symbolique des fruits, ceux qui indiquent le péché m’ont surprises : les cerises analogues des couilles, des fraises au contraire image positive de la vigne, raisins noirs et raisins blancs. Analogie du Christ et de Dyonisos… Détails sur l’éclairage, le clair obscur : typique du Carravage mais aussi commande en fonction de l’emplacement prévu du tableau dans l’église. L’auteur montre comment dès cette époque l’artiste sert de faire valoir à ses mécènes et joue un rôle politique de premier plan.
C’est aussi un roman d’amour, amours homosexuelles curieusement tolérées dans la société des cardinaux et des princes d’Eglise et en même temps flétries par l’Inquisition. Le peintre marqué d’un chardon tatoué dans sa peau par l’Inquisition est poursuivi pour meurtre à Rome et provoque la vindicte du Grand Maître de l’Ordre de Malte en lui ravissant son favori. Malgré une certaine tolérance, le peintre provoque la tragédie et la met en scène. Analogie avec son personnage de Pasolini dans son roman que j’ai beaucoup aimé.

    Marcel BRION : Laurent le Magnifique
Personnage clé de Florence, homme de cette Renaissance florentine du Quattrocento. Pas seulement homme politique mais aussi homme de culture, mécène, incarnant cette Renaissance des Belles Lettres, des villas à la campagnes ainsi que l’initiateur d’une certaine idée de l’unité italienne faisant alliance avec Milan où il installa Sforza, amis du roi de Naples, jouant des alliances avec Venise et le Pape contre les prétentions des rois de France sur le Milanais et le Royaume de Naples. Curieusement, les prétentions espagnoles ne sont pas évoquées dans ce livre alors qu’elles sont mises en évidence plus tard dans le livre de Fernandez.
Analyse de cette démocratie florentine où la noblesse était tenue à l’écart par les syndicats bourgeois mais où l’autorité réelle était aux mains ce quelques familles de banquiers puis enfin concentrée par les Medici. Roi sans en avoir le titre dans cette ville prétendant à la démocratie. Brion dresse un portrait idéalisé de Laurent de Médicis.
Autre personnages passionnants : Giovanni Medici, le banquier, initiateur du pouvoir des Médicis, puis Cosimo, Pietro et enfin Savonarole. Le personnage de Savonarole met fin au règne de Laurent le Magnifique et à cette renaissance du Quattrocento où comment l’obscurantisme le plus moyenâgeux et la démagogie vient à bout de l’Humanisme de la Renaissance.

    Dominique FERNANDEZ : Le dernier des Médicis
Fin d’une dynastie, fin de règne, le dernier des Médicis est un personnage décadent. Comme le Caravage, il vit son homosexualité de manière tragique cherchant plus la déchéance que le plaisir. Mais dans la Florence des Médicis, l’amour des garçons est presqu’aussi admise qu’aux temps des Grecs. Il plonge dans l’ivrognerie, la goinfrerie et l’abjection pour déchoir encore. Il en résulte une fin pénible et une lecture assez pénible. J’ai terminé avec peine ce livre pourtant intéressant.
Les jours brillants de la Renaissance sont terminés, l’histoire se termine au milieu du 18ème siècle. L’Italie est dominée par l’impérialisme des Habsbourg avec un déferlement de touristes allemands sur Florence. Les Médicis se sont alliés aux Bourbons, influences françaises. Bien sûr, Florence est toujours la ville des peintres. Gian Gaston, le dernier des Médicis  a une préférence pour Andrea del Sarto. Je fais donc la connaissance de ce peintre que j’ignorais. Description de la vie dans les villas médicéenes et au Palais Pitti.
Clin d’œil à Stendhal : le livre se présente comme la traduction d’un manuscrit écrit par le médecin de Cosimo III et de Gian Gaston. Ce parti pris médical autorise une analyse d’un « fléau », épidémie vénérienne  qui ressemble au développement du Sida, autres anachronismes, une « analyse viennoise » de l’homosexualité, et une description assez plaisante du tourisme, touristes allemands étrangement contemporains qui aurait pu être drôle dans un contexte plus léger.

Ian PEARS Le Comité Tiziano
Roman policier se déroulant à Venise dans les milieux des historiens de l’art. Enquête un peu embrouillée, mais qui utilise les tableaux anciens comme des indices à part entière de l’énigme. Regarder un tableau avec l’œil du policier ou du spécialiste ? En tout cas plaisant.

Vincent Engel : Retour à Montechiaro
Saga familiale se déroulant pendant trois période critiques de l’histoire de l’Italie. L’histoire commence à la veille de l’unité italienne. Peu de renseignement sur cette période du point de vue politique. En revanche c’est intéressant de voir comment la noblesse terrienne perd de son influence au profit de la bourgeoisie commerçante. Début de l’industrialisation de la Toscane. Irruption du monde moderne, du chemin de fer, de la scolarisation, des intrigues des notables... Toujours au sein de la même famille, installation du fascisme. Les nobles ont complètement perdu la partie, période sombre personnages grossiers, la tragédie couve et éclate avec la guerre. Troisième période troublée : les brigades rouges. Période évoquée en filigrane point d’orgue à la tragédie nouée pendant la guerre. La partie la moins réussie du point de vue documentaire. Un peu artificiel.

STENDHAL : la Chartreuse de Parme
J’étais passée à côté de la Chartreuse de Parme, fausse impression de déjà-lu, crainte devant un monument de la littérature, intimidation... Cela aurait été vraiment dommage : elle se lit comme n’importe quel roman. Léger pétillant, invraisemblable et romanesque. En tout cas j’ai occupé de façon agréable cet arrêt maladie de presque une semaine.

Vie de MichelAnge
J’ai malheureusement oublié le nom de l’auteur et rendu le livre à la bibliothèque de SuperDévoluy. Biographie extrêmement bien documentée. Le personnage de MichelAnge n’est pas toujours sympathique mais il est toujours intéressant. De plus il a vécu tellement longtemps qu’en cheminant dans ses pas on rencontre une foule de personnages passionnants et essentiels aussi bien les peintres et sculpteurs : Leonardo da Vinci, Raphaël, Le Pérugin... que de personnages historiques à commencer par les Médicis, les papes  et les intrigues aussi bien des papes que des rois de France ou des Espagnols. MichelAnge, en plus d’être un peintre, un sculpteur et un architecte, fut aussi la maître d’œuvre des défenses de Florence pendant le siège de la ville. Dans ce livre on passe insensiblement de l’esprit de la Renaissance au début du Baroque. Dommage que ce livre ne fasse pas partie de ma propre bibliothèque.

Magdalen NABB : Mort d’un orfèvre 10/18
Roman policier se déroulant à Florence. Mais ce n’est pas la Florence des touristes, plutôt celle d’un commissariat près du palais Pitti. Le commissaire est sicilien, ce qui permet de critiquer ironiquement les florentins. Un personnage inattendu : une vieille dame de quatre vingt dix ans qui vit recluse !

Mary McCARTHY : les pierres de Florence
Trouvé trop tard dans la section voyage de la bibliothèque de la Mac. C’est exactement le livre qu’il faut emporter en voyage, un peu ancien toutefois. Il donne une image de Florence polluée et encombrée de circulation automobile qui ne correspond pas à ce que nous avons vu.








 Commentaires

Il n'y a pas de commentaire.

Vous ne pouvez pas poster de commentaire. Il faut être inscrit